Gangs of London : une analyse des dynamiques criminelles au Royaume-Uni

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Gangs of London : Une plongée dans le gangstérisme juif londonien

Jean-Louis Alessandri, spécialiste de la civilisation britannique, aborde un sujet peu exploré : le gangstérisme juif à Londres. Son ouvrage ne se limite pas seulement aux groupes mafieux, mais évoque également les milieux libertaires illégalistes des années 1910, où se confrontaient les militants juifs de gauche et les groupes fascistes des années 1930.

Entre 1880 et 1914, Londres devient un refuge pour environ 200 000 immigrants juifs yiddishophones, principalement installés dans le quartier de Whitechapel, dans l’East End. Ces migrants travaillent principalement dans la confection, au sein de ce que l’on appelle le « sweating system », des ateliers à domicile regroupant moins d’une dizaine de personnes. Alessandri décrit comment ces communautés s’organisent et comment la criminalité organisée émerge dans ces espaces interstitiels.

Le premier gang à se former, les « Bessarabien Tigers », est dirigé par Max Moses, un boxeur professionnel. Ce groupe se spécialise dans le racket des commerçants et la rançon des passants. Par la suite, l’émergence des « Odessiens » entraîne une guerre des gangs, avec des scènes qui évoquent les apaches parisiens ou les Peaky Blinders. Ces affrontements finissent par attirer l’attention des forces de l’ordre, qui parviennent à démanteler ces bandes.

Après la Première Guerre mondiale, un troisième groupe émerge, se spécialisant dans le contrôle des jeux. Ce gang est marqué par la rivalité entre les « Brummagen boys », originaires de Birmingham, et les « Aldgate Mob ». Cette lutte est décrite par l’auteur comme la « guerre des hippodromes ». Les Aldgate Mob finissent par être dominés par les Italiens de Darby Sabini, qui dirigent une partie des réseaux organisés autour des champs de courses.

Enfin, une troisième génération de gangs apparaît après la Seconde Guerre mondiale, prenant le contrôle des paris coursiers, bien que ce secteur connaisse un déclin par la suite.

Source : Jean-Louis Alessandri, « Gangs of London ».

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