Gabriel Attal : de Kiev aux médias Bolloré, une stratégie assumée
Gabriel Attal, ancien Premier ministre, fait la Une du JDD ce dimanche 3 août, où il promet de « renverser la table ». Cependant, l’entretien de trois pages ne mentionne pas l’expulsion récente de Xenia Fedorova, ancienne patronne de Russia Today, qui a suscité de vives réactions. L’interview, réalisée avant cette expulsion, a été précédée par une défense de Fedorova dans le journal.
Le JDD présente plusieurs figures prorusses, comme Philippe de Villiers, qui qualifie l’expulsion de « illégale » et établit un parallèle avec l’écrivain Alexandre Soljenitsyne. Laurent Nuñez, fondateur du Puy du Fou, critique également cette décision, la qualifiant de méthodes soviétiques. Robert Ménard, maire de Béziers, qualifie l’arrêté d’expulsion de « disproportionné ». Iuliia Mendel, ex-porte-parole de Volodymyr Zelensky, accuse quant à elle le président ukrainien d’être « le principal bénéficiaire de cette guerre ».
Il est à noter qu’il ne s’agit pas d’un simple faux pas, mais d’une stratégie assumée. En novembre 2025, Attal avait déjà multiplié les entretiens avec le JDD et d’autres médias. Il a récemment été rapporté qu’il avait dîné avec des membres de la famille Bolloré, ce qui soulève des questions sur la compatibilité de ses engagements politiques avec ses choix médiatiques.
Gabriel Attal, qui a affirmé que « le combat des Ukrainiens est celui de tous les Européens », semble naviguer entre des intérêts contradictoires. Le jour de l’annonce de l’expulsion de Fedorova, il n’a pas réagi, tandis que ses concurrents, comme Raphaël Glucksmann, ont dénoncé son silence.
Les implications de cette situation soulèvent des interrogations sur l’intégrité des valeurs européennes face à des choix stratégiques discutables.
Source : L’Express


