Gabriel Attal et Gérald Darmanin plaident pour une réduction de l’immigration en France
Gabriel Attal, nouveau candidat à la présidentielle, a récemment exprimé sa volonté de réduire le nombre d’immigrés accueillis en France. Lors d’une déclaration faite mardi, il a souligné la nécessité de donner « la priorité à l’immigration de travail » tout en durcissant les conditions du regroupement familial. Attal a proposé d’augmenter la durée de résidence requise pour faire venir des conjoints, actuellement fixée à plus de 18 mois (12 mois pour les Algériens).
Cette position rejoint celle de Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, qui a suggéré un moratoire de trois ans sur l’immigration légale. Il a affirmé que la France avait atteint « la limite de nos capacités d’intégration et d’assimilation », malgré son rôle dans l’augmentation des flux migratoires durant son mandat.
Les deux hommes politiques appellent également à des réformes constitutionnelles pour établir des quotas limitatifs concernant l’immigration. Darmanin a précisé que les titres de séjour délivrés pour le travail ne devraient plus donner droit au regroupement familial.
Ces déclarations marquent un tournant notable dans le discours politique français sur l’immigration, alors que peu de candidats à la présidentielle défendent encore une approche libérale sur ce sujet. Seules quelques figures, comme Marine Tondelier pour les Écologistes et Jean-Luc Mélenchon, continuent de promouvoir une immigration plus ouverte.
Les enjeux liés à l’immigration demeurent complexes, notamment en ce qui concerne son impact sur la cohésion sociale et la prospérité économique du pays. Les défis d’intégration et d’adaptation culturelle des immigrés sont souvent évoqués dans ce débat.
L’article a été publié pour la première fois sur Contrepoints.
