Gabon : Inauguration du premier centre de données pour héberger des données sensibles
Le Gabon a officiellement inauguré son tout premier centre de données, un projet marquant pour le pays. Ce centre, lancé par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, représente un investissement privé du groupe panafricain ST Digital, qui est déjà présent dans huit pays africains, notamment en Côte d’Ivoire et au Cameroun.
Situé dans la zone économique spéciale de Nkok, près de Libreville, ce centre bénéficie d’un emplacement stratégique. Il est doté d’une ligne d’alimentation électrique dédiée, conçue pour atténuer les effets des coupures de courant fréquentes dans le pays.
Un site hautement sécurisé
Le bâtiment, d’une superficie de 3 000 m², est en phase de finition, après un chantier de seulement onze mois. Jean-François Ahanda, directeur technique, souligne que la sécurité est une priorité : « Nous avons des contrôles d’accès biométriques qui permettent de sécuriser l’ensemble des portes d’accès à ce centre de données. Si vous devez héberger des clients bancaires, vous devez avoir la sécurité. » Il met également en avant le niveau technologique des équipements, répartis dans deux zones d’hébergement.
Miser sur une alimentation électrique continue
Un des enjeux majeurs du projet est d’asr une disponibilité permanente de l’énergie. Le centre n’utilisera pas d’eau pour le refroidissement et dispose de plusieurs systèmes de secours. « En cas de rupture du fournisseur d’énergie, les groupes électrogènes vont démarrer pour continuer à alimenter les équipements, ce qui se fait sans coupures grâce à des onduleurs et des batteries. Nous avons également intégré une alimentation en énergie solaire, avec plus de 600 panneaux sur le toit », précise Jean-François Ahanda.
Les promoteurs n’ont pas divulgué le montant de l’investissement, financé par un fonds d’investissement africain. L’objectif est de séduire une clientèle locale, régionale et internationale, selon Laïka Mba, directrice générale du centre. Elle explique que le centre s’adresse aux administrations, aux grandes entreprises, aux PME et aux particuliers, et espère attirer des acteurs internationaux.
Ce centre étant le premier du pays, il est prévu qu’il ne soit pas unique. Un accord a été signé l’année dernière avec le groupe américain Cybastion pour construire un second centre de données dans la capitale.
Source : RFI
