Gabon: une campagne pour «plus de moyens pour la justice» et «la construction de prisons modernes»

Gabon : Une campagne pour « plus de moyens pour la justice » et « la construction de prisons modernes »

Des organisations non-gouvernementales ont lancé en juillet 2026 une campagne visant à lutter contre la surpopulation carcérale et à promouvoir le respect de la dignité humaine des détenus. « Notre plaidoyer demande au gouvernement de donner plus de moyens à la justice pour organiser des sessions criminelles régulières et construire des prisons modernes qui répondent aux standards internationaux », a déclaré Lionnel Engonga, président de SOS prisonniers Gabon.

Cette initiative, intitulée « Dignité en détention », est menée en partenariat avec l’ONG française « Agir ensemble pour les droits humains ». Son objectif est de réclamer des réformes du système judiciaire, jugé trop répressif. De nombreux citoyens sont incarcérés, parfois pour des délits mineurs. Actuellement, 70 % des détenus gabonais sont en attente de jugement, certains depuis 10 à 20 ans, ce qui contribue à l’engorgement des prisons.

Lionnel Engonga a souligné que, pour remédier à cette situation, il est essentiel d’organiser régulièrement des sessions criminelles. Le Code de procédure pénale gabonais prévoit une session criminelle ordinaire par trimestre, mais pour l’année judiciaire 2025-2026, aucune session n’a été tenue, et aucune ne sera organisée cette année. Cela laisse la majorité des détenus dans l’incertitude quant à leur sort.

Il a également mentionné que le système pénal est trop répressif, incarcérant même pour des délits mineurs, ce qui ne favorise pas la lutte contre la surpopulation carcérale. En conclusion, Engonga a appelé le gouvernement à renforcer les moyens alloués à la justice et à construire des établissements pénitentiaires conformes aux normes internationales.

Pour rappel, lors de la 84e session du Comité des Nations unies contre la torture, des experts ont signalé que la surpopulation carcérale au Gabon varie entre 400 % et 700 % à la prison centrale de Libreville, où certains détenus attendent leur procès depuis 10 à 12 ans.

(Source : RFI)

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