La fusion de trous noirs la plus massive jamais détectée
Deux trous noirs, chacun pesant plus de 100 masses solaires, ont fusionné pour donner naissance à un trou noir d’une masse supérieure à 200 masses solaires. Cet événement astronomique, désigné sous le nom de GW231123, a eu lieu à une distance de 2 à 3 milliards d’années-lumière de la Terre. Cette collision a généré une quantité d’énergie suffisante pour déformer l’espace-temps, créant des ondes gravitationnelles détectées par les interféromètres Virgo, LIGO et KAGRA.
Contexte factuel
La découverte a été présentée lors de la conférence internationale sur la relativité générale et la gravitation, le 13 juillet. Depuis la première détection d’ondes gravitationnelles en 2015, qui a valu le prix Nobel de physique en 2017, environ 300 fusions de trous noirs ont été observées. Le précédent record datait de 2021, avec un trou noir final de 142 masses solaires. Selon Mark Hannam, astrophysicien à l’Université de Cardiff et membre de la collaboration LIGO, les trous noirs impliqués dans GW231123 sont probablement issus de la fusion d’autres trous noirs.
Données ou statistiques
La détection des ondes gravitationnelles repose sur une technologie de pointe. Un interféromètre comme LIGO peut détecter des variations de longueur de ses bras de 4 kilomètres, équivalentes à une fraction de la taille d’un proton. Les signaux sont analysés en comparant les données des instruments répartis à travers le monde.
Conséquence directe
Le signal de GW231123 se distingue par la vitesse extrême des deux trous noirs juste avant la fusion, proche de la limite théorique. Les astrophysiciens espèrent que cette analyse contribuera à affiner leurs modèles de fusion des trous noirs.
Source : Pour la Science
