Les fumées nous tuent à petit feu : pour les pompiers, le danger ne s’éteint pas avec les flammes
Un métier à hauts risques. En Gironde, dans le Var ou en Haute-Corse, les pompiers sont les premiers à faire face aux feux, qui ont déjà ravagé un record de 50 000 hectares sur le territoire. Mardi, Anthony Berthome et Wilfried Schmitter ont tous deux été victimes de l’incendie qu’ils combattaient à Mérignac. Mais pour les professionnels du feu, le danger ne s’éteint pas avec les flammes. Ils sont aussi les premières victimes de leurs effets à long terme, révèle une note de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) parue mardi.
Les risques pour la santé croissent avec la fréquence des feux
Si les décès directement liés aux feux sont heureusement rares, l’exposition prolongée et répétée à la fumée peut également s’avérer fatale. Les pompiers, exposés à des conditions extrêmes, font face à des risques accrus de maladies respiratoires et cardiovasculaires. En effet, une étude de l’Anses souligne que la fréquence des incendies et la durée d’exposition aux fumées contribuent à l’augmentation des pathologies liées à la santé des sapeurs-pompiers.
Alors que le nombre de feux de forêt a considérablement augmenté ces dernières années, les conséquences sur la santé des intervenants deviennent préoccupantes. Les syndicats alertent sur la nécessité d’améliorer les moyens de protection et de prévention pour ces professionnels en première ligne.
Source : Humanité, Anses