L’astronaute française Sophie Adenot devait boucler ses valises pour rentrer sur Terre d’ici à la mi-septembre 2026. La NASA vient de confirmer indirectement que ce retour va devoir patienter de quelques semaines.
Le scénario du retour sur Terre de Sophie Adenot prend forme. Dans un point de situation du 2 septembre 2026, l’agence spatiale américaine a mis à jour son calendrier de rotation d’équipage pour l’ISS. Désormais, le décollage de la mission Crew-13 vers la Station spatiale internationale est attendu au plus tôt pour la fin du mois de septembre.
En conséquence, la relève de l’actuelle mission Crew-12, à laquelle appartient l’astronaute française, n’adviendrait qu’à ce moment-là, même si le billet de blog de la NASA ne le dit pas aussi franchement. Ce planning reste prévisionnel : il dépend avant tout de la fiabilisation de la capsule Dragon qui servira à transporter les membres de Crew-13.
SpaceX, qui as la navette entre l’ISS et la Terre, a en effet constaté une fuite dans le système de propulsion du véhicule, durant des vérifications d’avant-vol. À ce moment-là, on envisageait le décollage de la mission Crew-13 d’ici la mi-septembre. Avec cet incident, la rotation d’équipage va subir un décalage d’au moins une à deux semaines.
Une question de rotation d’équipage
Pour la Française, cela lui permettrait de grappiller quelques semaines en plus à bord de l’ISS, même si ça ne pourrait pas lui permettre, a priori, de récupérer toute la durée du séjour qui était prévu au départ. Sa mission, baptisée Epsilon, devait durer environ neuf mois, jusqu’à la mi-novembre – la Française étant installée dans l’ISS depuis le 14 février.
Or, la NASA avait avancé Crew-13 de novembre à septembre pour accélérer le rythme des rotations, ce qui promettait à la Française un retour anticipé, en lui faisant perdre deux mois sur le plan initial. La fuite sur Dragon rebat cependant les cartes. Mais la NASA n’a pas encore communiqué de nouvelle date de lancement, ni de combien la mission de Sophie Adenot pourrait s’allonger. En attendant, la Française n’a pas chômé.
Alors qu’elle vient de célébrer tout récemment ses deux cents jours à bord du laboratoire orbital, la colonelle de l’armée de l’Air et ex-pilote d’essai d’hélicoptère a eu trois semaines très denses : elle a en effet bouclé pas moins de trois sorties extravéhiculaires, pour un total de presque vingt heures en dehors de la structure.
Source : NASA, Numerama
