Ces Américains qui fuient Trump, ces Européens qui rêvent des États-Unis

Ces Américains qui fuient Trump, ces Européens qui rêvent des États-Unis

De nombreux Américains choisissent de quitter leur pays, motivés par des tensions politiques croissantes et un coût de la vie élevé. À Londres, The Independent relate l’histoire de T. J. Malone, un retraité de 79 ans qui a décidé de s’installer au Portugal. Fatigué par la violence armée, le climat politique et un système de santé jugé trop cher, Malone n’a jamais vécu à l’étranger et n’a visité le Portugal qu’une seule fois, en 2024. Son départ illustre un mécontentement profond envers la situation actuelle des États-Unis. Ne voyant ses enfants qu’une à deux fois par an, il ne se sent plus attaché à son pays natal, où il a grandi dans les années 1950 et 1960.

Heather Green, une autre Américaine de 47 ans, estime faire partie de la dernière génération à avoir connu le rêve américain. Elle exprime des préoccupations concernant l’individualisme et le manque de solidarité, surtout en tant que mère d’un fils transgenre. Elise Slotte, une Suédoise dirigeant une agence d’expatriation au Portugal, note que la majorité de ses clients sont des personnes issues de communautés marginalisées, ce qui témoigne d’un sentiment d’insécurité croissant aux États-Unis.

Amanda von Koppenfels, professeure à la Brussels School of International Studies, souligne une prise de conscience croissante que l’Europe est désormais perçue comme un endroit où il fait bon vivre, contrastant avec l’image que se faisaient leurs ancêtres.

Parallèlement, un mouvement inverse se dessine avec des Européens s’expatriant aux États-Unis. The Times rapporte le parcours de Thomas Phillips, un entrepreneur britannique de 33 ans, qui a quitté le Royaume-Uni pour Austin, au Texas. Il a vu la fiscalité de son entreprise passer de 53 % à 30 %. Phillips se sentait « pris au piège » par le climat économique britannique et a cherché de meilleures opportunités aux États-Unis.

Les entrepreneurs britanniques privilégient des destinations comme les Émirats arabes unis, l’Espagne et les États-Unis, le Texas étant particulièrement attractif en raison d’avantages fiscaux. Toutefois, les coûts de la vie, notamment le logement, sont élevés. Phillips estime que ses dépenses sont vingt fois plus élevées qu’au Royaume-Uni, où il n’avait pas de loyer à payer. Malgré cela, il apprécie la convivialité des Américains, un aspect que certains Européens semblent rechercher.

Cette dynamique met en lumière un contraste entre les aspirations et les réalités de la vie en Amérique et en Europe, illustrant que chacun recherche ce qu’il considère comme un meilleur cadre de vie.

Sources : The Independent, The Times.

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