Cybercriminalité. Éducation nationale : une nouvelle fuite de données revendiquée, après le piratage du fisc

Cybercriminalité : L’Éducation nationale touchée par une nouvelle fuite de données

ZeroBytes, un groupe de hackers, a récemment affirmé avoir compromis plusieurs systèmes informatiques de l’Éducation nationale, en extrayant environ 43 gigaoctets de données réparties dans plus de 2 600 fichiers. Cette revendication a été publiée sur le réseau social X, mais n’a pas encore été authentifiée, et le ministère de l’Éducation nationale n’a pas réagi publiquement.

Les hackers ont mis en avant un total de 346 178 591 lignes de données brutes, précisant que ce chiffre ne correspond pas à 346 millions de personnes. En recoupant leurs fichiers, ils estiment dénombrer environ 1,22 million d’élèves distincts et 4,35 millions de matricules de personnels, incluant plusieurs décennies d’archives et des anciens agents.

Contexte des Fuites

Les données revendiquées concernent principalement les élèves de l’académie de Créteil, avec des informations remontant à 2005, telles que l’identité, l’identifiant national élève (INE), ainsi que des détails sur leur parcours scolaire et leurs responsables légaux. Pour le personnel, les fichiers incluraient des données I-Prof des 33 académies, touchant environ 602 000 comptes, avec des identifiants, adresses électroniques et historiques administratifs.

Le groupe a affirmé avoir eu un accès VPN aux systèmes ciblés pendant plusieurs semaines, indiquant qu’il avait « absorbé » les données sans être interrompu.

Antécédents de Cyberattaques

Cette revendication survient peu après le piratage de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), où ZeroBytes a déjà revendiqué la vente de données dérobées concernant au moins 678 000 particuliers et professionnels. Le parquet de Paris a ouvert une enquête à la suite de ces intrusions.

L’Éducation nationale a également connu plusieurs incidents de sécurité cette année, notamment le piratage du portail RH Compas en mars, qui a exposé les données de 243 000 agents et stagiaires. De plus, une attaque visant ÉduConnect a touché des élèves, et un incident en juillet a concerné les agents ayant exercé depuis 2001.

Conséquences et Risques

Si les données revendiquées s’avèrent authentiques, elles pourraient exposer les personnes concernées à des risques d’hameçonnage ciblé et d’usurpation d’identité. Les informations sur des mineurs et des dossiers scolaires pourraient également soulever des inquiétudes concernant la protection des données sensibles.

Source : ZeroBytes, FrenchBreaches

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