Des fruits et légumes plus petits et chers en raison de la sécheresse, sans pénurie annoncée
L’été 2026 est marqué par une hausse significative des prix des fruits et légumes en France, conséquence directe de conditions climatiques extrêmes. À l’hypermarché Auchan de Bagnolet, en Seine-Saint-Denis, une cliente, Sabine, témoigne des difficultés rencontrées cette année : « À 5 euros le kilo, j’y ai renoncé », fait-elle savoir, en optant pour des tomates grappe à 1,89 euro le kilo et un melon espagnol. Les prix des salades, quant à eux, sont jugés « pas beaux en ce moment », poussant de nombreux consommateurs à faire des choix différents.
Les affiches dans les rayons signalent des « difficultés d’approvisionnement » dues aux épisodes de canicule, avec des ajustements de prix notables : « Le prix de vente sera de 0,99 euro au lieu de 0,89 », peut-on lire. Cette situation n’est pas isolée et touche l’ensemble de la filière française des fruits et légumes, sévèrement éprouvée par un été sans précédent.
Selon les données de l’INSEE, les prix des légumes ont augmenté de plus de 30 % par rapport à l’année précédente. Les prévisions pour les récoltes à venir suscitent des inquiétudes, les agriculteurs se préparant à une saison difficile. Sabine, consciente de ces enjeux, a décidé de faire « une petite provision de boîtes de lentilles », anticipant une possible aggravation de la situation.
Malgré ces hausses de prix, aucune pénurie n’est pour l’heure signalée, laissant entendre que les consommateurs devront s’adapter à ces nouvelles réalités économiques.
Source : Le Parisien



