Street-médics et black-bloc : le média d’extrême droite Frontières relaxé en appel
Le 30 juin 2026, la cour d’appel de Lyon a relaxé le média d’extrême droite Frontières et son directeur de publication, Erik Tegnér, des accusations de diffamation portées par un street-médic lyonnais, Maxime G. En première instance, le tribunal avait condamné le magazine à une amende de 2000 euros avec sursis, ainsi qu’à 1000 euros de dommages et intérêts et 1000 euros pour le remboursement des frais d’avocat.
Cette affaire a été déclenchée par un article publié à l’automne 2024, dans lequel Frontières assimilait Maxime G. à un « black-bloc ». Cette accusation a été jugée infamante par le plaignant, qui craignait des répercussions sur sa vie personnelle dans un contexte marqué par une intensification des violences politiques à Lyon.
L’avocat de Maxime G., Me Thomas Fourrey, avait souligné en première instance que son client n’avait jamais été impliqué dans des actes de violence ou de dégradations, ni participé à des groupes extrémistes.
La décision de la cour d’appel soulève des questions sur la responsabilité des médias et la déontologie journalistique, mais elle affirme également que les tribunaux ne peuvent pas sanctionner les journalistes pour des manquements à cette déontologie, laissant ainsi une large marge de manœuvre à la liberté d’expression.
Source : Rue89 Lyon
