Frégates commandées par la Suède : la CGT redoute une délocalisation de la production.

Frégates commandées par la Suède : derrière les promesses d'emploi, la CGT craint une délocalisation d'une partie de la production

Frégates commandées par la Suède : la CGT craint une délocalisation de la production

L’achat de quatre frégates de défense et d’intervention par la Suède à l’entreprise Naval Group, basée à Lorient, représente une opportunité économique significative pour l’industrie locale. Les premiers recrutements sont en cours, mais les syndicats, notamment la CGT, expriment des inquiétudes concernant une éventuelle externalisation d’une partie de la fabrication.

Le contrat, signé le 31 août dernier entre la France et la Suède, s’élève à 4,3 milliards d’euros. Naval Group, leader dans le secteur de la défense, sera responsable de la construction des frégates sur ses chantiers de l’Arsenal à Lorient, ce qui devrait stimuler l’économie locale. Pierre-Luc Gueguen, responsable de l’industrialisation du programme FDI, a déclaré que ce contrat offrait une visibilité pour les années à venir et permettrait d’anticiper et d’investir.

L’entreprise s’engage à respecter des délais de livraison courts pour répondre aux besoins du ministère de la Défense. Pour ce faire, elle prévoit d’augmenter sa capacité de production en passant à deux chantiers de frégates simultanés. Actuellement, il faut entre trois et quatre ans pour livrer une frégate, et des travaux sont en cours pour créer de nouvelles zones d’assemblage sur le site.

En termes d’emploi, de nouveaux postes sont à pourvoir pour renforcer les 1200 employés déjà présents à Lorient. Emmanuel Chol, directeur du site, a annoncé que 100 collaborateurs supplémentaires seraient recrutés dans un premier temps, principalement dans les métiers de la coque.

Cependant, la CGT met en garde contre une possible délocalisation de la production. Bruno Le Nezet, secrétaire général CGT de l’Arsenal de Lorient, a noté une diminution des effectifs au fil des ans, passant de 1000 à 600 ouvriers. Il a exprimé des doutes quant à la capacité de ces travailleurs à assumer la charge de production requise, appelant à une politique industrielle qui privilégie une fabrication locale.

Le syndicat redoute également que certaines parties des frégates soient fabriquées à l’étranger, notamment en Europe de l’Est, où les coûts de main-d’œuvre sont plus faibles. Bruno Le Nezet a demandé des garanties sur le processus de production et attend une réunion avec la direction pour discuter de ces préoccupations.

Pour plus d’informations, veuillez consulter les sources officielles.

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