Teknival de Bourges : des participants verbalisés, une avocate dénonce la responsabilité des pouvoirs publics
Les participants au Teknival de Bourges, qui ont quitté dimanche le terrain militaire investi depuis vendredi, ont été systématiquement verbalisés par les gendarmes, conformément aux ordres du ministre de l’Intérieur.
L’événement a attiré plusieurs milliers de personnes depuis son début. Les forces de l’ordre ont procédé à des contrôles systématiques des départs et ont dressé des contraventions sur instruction du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, qui a exprimé sa volonté de renforcer la répression de ces rassemblements jugés illégaux.
Marianne Rostan, avocate spécialisée dans les free parties, a déclaré sur franceinfo : « Si ces fêtes ne s’organisent pas dans un cadre légal, c’est également de la faute des pouvoirs publics. » Elle a souligné le manque de dialogue de la part des autorités, qui, selon elle, n’ont pas voulu permettre l’organisation de ces événements dans un cadre légal.
Les organisateurs de free parties, a-t-elle ajouté, cherchent depuis des années à établir un dialogue avec les préfectures, mais leurs démarches n’ont jamais abouti. Actuellement, toute déclaration pour un rassemblement de plus de 500 personnes doit être faite auprès des préfectures, ce qui complique la légalité de ces événements.
L’avocate a également évoqué les préoccupations liées à la sécurité, notamment les nuisances sonores pour les riverains et la gestion des déchets. Elle a demandé des mes incitatives pour encourager les préfectures à ouvrir le dialogue sur l’organisation de ces fêtes.
Cette situation soulève des questions sur la gestion des événements festifs en France, où la tension entre les autorités et les organisateurs de free parties semble persister.
Source : Franceinfo, 04/05/2026
