Fratrie : Les aînés transmettent des virus, quel impact sur les cadets ?
Une étude récemment publiée dans la revue American Economic Association le 7 juillet 2026 révèle que le fait d’avoir un frère ou une sœur aîné peut nuire à la santé et aux finances des cadets. Ce phénomène serait principalement lié à la transmission de virus et d’autres pathogènes par les aînés, ce qui aurait des répercussions sur la santé future et la réussite professionnelle des plus jeunes.
Les chercheurs ont analysé les registres administratifs danois sur une période de 36 ans, portant sur plus d’1,2 million d’enfants. Les résultats montrent que les enfants nés en deuxième ou troisième position dans la fratrie ont un risque d’hospitalisation durant leur première année de vie plus élevé que celui des premiers-nés. Cette tendance est particulièrement marquée pour les infections respiratoires, surtout lorsque l’aîné fréquente des structures d’accueil collectives comme les crèches ou les écoles.
Olga Mediano, cheffe du service de pneumologie à l’hôpital de Guadalajara, souligne que les aînés ramènent des virus de leurs interactions sociales, ce qui touche particulièrement les plus jeunes dont le système immunitaire est encore en développement. De plus, les effets néfastes de cette exposition sont accentués lorsque la durée de l’allaitement est plus courte, ce qui met en avant l’importance de l’immunité précoce fournie par le lait maternel.
Au-delà des risques d’hospitalisation, l’étude indique que cette exposition précoce aux virus peut également influencer la réussite scolaire et les revenus futurs des cadets. En effet, une forte exposition aux infections respiratoires durant les premiers mois de vie serait associée à une diminution d’environ 0,8 % des revenus à l’âge adulte par rapport aux aînés, ainsi qu’à une probabilité réduite d’obtenir un diplôme de niveau supérieur.
Les auteurs de l’étude notent que ces maladies respiratoires contractées très tôt pourraient également impacter le développement cérébral, bien que d’autres facteurs, tels que l’investissement parental, jouent également un rôle dans ces résultats.
Source : American Economic Association