Présidentielle 2027 : François Hollande propose une retraite à 63 ans et un allongement progressif de la durée de cotisation
François Hollande, dans un livre-programme et un entretien au Point publié le 26 août 2026, propose de fixer l’âge légal de départ à la retraite à 63 ans, tout en préconisant un allongement progressif de la durée de cotisation. Cette position s’oppose à la volonté de certains membres du Parti socialiste de revenir à 62 ans.
« Le dossier des retraites reviendra inéluctablement sur la table », écrit l’ancien président dans son ouvrage intitulé « Unir. Nouveau monde, nouvelle gauche », qui sera disponible le 3 septembre aux éditions Robert Laffont. Il souligne l’importance d’« allonger la durée de cotisation au report de l’âge légal », une approche qu’il avait déjà adoptée durant son quinquennat (2012-2017).
Hollande précise que, concrètement, « au 1er janvier 2028, l’âge légal sera aux alentours de 63 ans », marquant le début d’un relèvement des « durées de cotisation au fur et à me de l’évolution de l’espérance de vie », via un mécanisme d’ajustement géré par les partenaires sociaux.
L’ancien président a également exprimé son opposition au report à 64 ans de l’âge de la retraite, souhaité par son successeur Emmanuel Macron, qui a été suspendu dans le cadre d’un compromis avec le PS. De plus, il propose de limiter à 1 % pendant cinq ans l’indexation des pensions, équivalant à un gain similaire à celui d’un report d’un an de l’âge de départ, ainsi que d’« ajouter une part de capitalisation » sous le contrôle des partenaires sociaux.
En matière économique, Hollande défend une « politique de l’offre » en suggérant de « rapprocher le salaire net du brut » par la réduction des cotisations salariales. Cette me serait financée par une contribution sur les grosses successions et par une hausse progressive du taux normal de la TVA, qui passerait de 20 % à 24 %. Cependant, il propose que le taux réduit de TVA sur l’énergie et les produits de première nécessité soit ramené à 0 %.
Hollande, qui ne participera pas à la primaire du Parti socialiste en octobre, a indiqué qu’il envisagera une candidature à la présidentielle si « la situation l’exige » à la fin de l’année. Il exprime également sa conviction qu’un rassemblement politique est possible sous sa direction, tout en affirmant qu’« aucune alliance » n’est envisageable avec La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon.
Source : Le Point

