La France et le Gabon parviennent à un premier protocole d'accord sur le manganèse

La France et le Gabon parviennent à un premier protocole d’accord sur le manganèse

Lundi 20 juillet 2026, lors de sa visite d’État en France, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a rencontré son homologue français, Emmanuel Macron. Les discussions ont porté sur le suivi des accords établis en novembre 2025 à Libreville, ainsi que sur plusieurs nouveaux accords. Un premier protocole d’accord concernant le manganèse a été validé.

Cette étape est qualifiée de « décisive » pour le Gabon par Christian Magni, directeur général de la Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag), après la signature du protocole d’accord. Ce dernier stipule que le groupe minier français Eramet s’engage à investir pour accroître ses capacités de transformation du manganèse dans le pays, contribuant ainsi à la sécurisation et à la modernisation du réseau Transgabonais.

Selon la « feuille de route industrielle conjointe » d’Eramet, il est prévu de transformer jusqu’à 700 000 tonnes de manganèse d’ici 2031. En contrepartie, le Gabon s’engage à fournir les conditions nécessaires à la viabilité économique des projets, notamment l’accès à l’énergie.

Trois scénarios d’implémentation sont envisagés. Le premier propose la construction d’une usine de production d’oxyde de manganèse à Libreville d’ici 2028. Le deuxième prévoit la modernisation du complexe métallurgique de Moanda, actuellement le seul site de transformation du minerai en activité au Gabon. Le troisième scénario, le plus ambitieux, envisage la construction d’une nouvelle usine de production d’alliages de manganèse d’ici 2031.

Avec cet accord, le Gabon pourra également se concentrer sur le renouvellement de ses 650 kilomètres de voies ferroviaires entre Owendo et Franceville, facilitant ainsi le transport du manganèse et contribuant au désenclavement du pays. Le Gabon figure parmi les principaux producteurs mondiaux de ce minerai.

D’autres accords sont attendus au cours de la visite du président Oligui Nguema en France, notamment concernant le manganèse. Libreville prévoit d’arrêter les exportations brutes du minerai d’ici 2029, favorisant la transformation locale d’une partie de la production, une priorité pour le président gabonais. Les discussions ont été entamées suite à la visite d’Emmanuel Macron au Gabon en novembre 2025. Bien que Paris montre un accord de principe, des assouplissements sur le calendrier sont demandés, jugé contraignant.

Source : RFI

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *