Fournitures scolaires : à Aix, un « pacte » pour se faire plaisir malgré la baisse du pouvoir d’achat
Dans les allées de la papeterie Michel, située sur le cours Mirabeau, la file d’attente s’allonge devant la caisse. Cependant, l’affluence reste loin de celle des traditionnels achats de dernière minute avant la rentrée. Clément Vidal, gérant de la boutique, note un changement dans les habitudes des clients : « On a eu des années où c’était vraiment la guerre ! On sent que les habitudes ont pas mal changé. Déjà, on a les listes en juin pour le mois de septembre, donc les clients s’y prennent bien avant et nous évitent d’être submergés par la folie de la fin août. »
La baisse du pouvoir d’achat influence également ces comportements. Pascaline, mère de famille, explique qu’elle fait un inventaire plus attentif à la maison pour déterminer les besoins réels. « Il y a une sorte de pacte avec les enfants : s’ils arrivent à faire attention à leurs affaires et à les garder pour éviter de tout racheter, on fait un peu plus d’achats plaisir, » précise-t-elle.
Le coût total des fournitures scolaires varie considérablement : il peut dépasser 100 euros pour un élève de primaire, atteindre environ 200 euros pour un collégien, et dépasser les 300 euros pour un lycéen, selon les filières. Philippe, père et professeur, souligne que la tendance s’oriente vers la réutilisation des fournitures avant d’opter pour des articles plus attrayants, comme ceux de la marque italienne Legami, qui connaît un succès croissant.
Caroline Desserne, chargée de communication du centre commercial Avant Cap à Cabriès, indique que les commerçants observent davantage d’arbitrages chez les clients. « Quand l’Allocation de rentrée scolaire de la Caf, d’environ 200 euros, a été versée en août, beaucoup ont dépensé sur une belle paire de baskets, alors que les produits réutilisables, comme les sacs à dos, se vendent moins bien. »
Malgré ces circonstances, les parents restent déterminés à préparer leurs enfants pour la rentrée. Anna, étudiante en droit, partage son approche : « Je cherche juste le strict nécessaire et garde le reste pour finir le mois. » Il est clair que l’attrait pour des fournitures scolaires stylées évolue avec l’âge des enfants.
Source : La Provence

