Fouille archéologique sur le fort Gustaf III révèle des artefacts historiques significatifs.

Actualité | Une fouille archéologique sur le fort Gustaf III.

Une fouille archéologique sur le fort Gustaf III à Saint-Barthélemy

Une opération archéologique, programmée en plusieurs phases, a débuté sur le site du fort Gustaf III, situé sur l’île de Saint-Barthélemy. Cette initiative vise à mieux documenter et comprendre la structure du fort, en réalisant des sondages sédimentaires et une étude du bâti. Les travaux permettront d’explorer d’éventuelles occupations antérieures à la construction du fort par les Suédois, notamment des traces d’occupation précolombienne et française, encore méconnues à ce jour.

Contexte historique

L’île de Saint-Barthélemy a été occupée dès le XVIIe siècle par des colons français, grâce à sa position stratégique au nord de l’arc antillais, essentielle pour le passage des navires vers l’Europe. Cependant, cette situation a également attiré de nombreuses nations européennes ainsi que des pirates. En 1689, le Sieur de Moyencourt, lieutenant du Roi, fait armer les premières batteries pour défendre le bourg du Carénage (Gustavia). Ce n’est qu’en 1769 qu’une première batterie est construite sur l’emplacement du futur fort Gustaf III, équipée de trois pièces d’artillerie.

En 1785, Louis XVI cède l’île à la couronne de Suède, qui développe la ville de Gustavia et son port. À partir de 1786, le port se dote progressivement de défenses côtières, avec quatre batteries d’artillerie portant 28 canons. La batterie Gustaf III, ou grande batterie, est alors armée d’une cinquantaine d’hommes et de huit canons, intégrant des bâtiments pour l’officier commandant et un corps de garde.

Données archéologiques

Dans le cadre de cette opération, le Service de l’Archéologie de la Guadeloupe et des Îles du Nord a initié une étude préventive pour sauvegarder les structures anciennes. La première phase a inclus une prospection au détecteur de métaux, qui a permis de localiser 64 artefacts d’intérêt, tels que des boulets de canon, des éléments d’uniforme et des monnaies.

Des sondages archéologiques manuels ont également été réalisés, révélant des fragments de céramiques attribuables à la période précolombienne. D’autres sondages à l’aide d’une pelle mécanique ont été effectués à l’intérieur du fort pour documenter les niveaux antérieurs visibles sur le site.

Conclusion

Les travaux archéologiques sur le fort Gustaf III sont cruciaux pour comprendre les techniques de construction et les éventuelles réfections au fil du temps. La restauration prévue du site pourrait entraîner la disparition d’indices archéologiques importants, rendant ces recherches d’autant plus nécessaires.

Source : Inrap.

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