Le chauffard qui avait fauché une cycliste à Fougères maintenu en détention provisoire

Le chauffard qui avait fauché une cycliste à Fougères maintenu en détention provisoire

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes a de nouveau infirmé la remise en liberté du chauffard qui avait tué une cycliste boulevard de Groslay, à Fougères en Ille-et-Vilaine, en septembre 2025. Son procès est désormais prévu pour octobre prochain.

Cet homicide routier a marqué les esprits localement, comme l’a souligné l’avocat général de la cour d’appel de Rennes lors de l’audience du 6 août 2026. Ce dernier a demandé, pour la quatrième fois, l’infirmation d’une décision d’un juge des libertés et de la détention (JLD) de Rennes qui avait ordonné la libération d’A. sous bracelet électronique.

Pour rappel, un grave accident s’est produit aux alentours de 23h30, le 14 septembre 2025, sur le boulevard de Groslay. Une automobiliste a découvert une jeune femme de 21 ans « inanimée » à côté d’un vélo « dégradé » laissé en plein milieu de la route. La victime était décédée.

Deux heures plus tard, un véhicule a été trouvé en feu à Châtillon-en-Vendelais. Son propriétaire, A., s’est présenté le lendemain au commissariat de Fougères pour « se constituer prisonnier », étant alors négatif à l’alcool et aux stupéfiants.

L’information judiciaire est sur le point d’être clôturée : le parquet de Rennes a rendu son réquisitoire définitif le 21 juillet 2026, demandant le renvoi d’A. devant le tribunal correctionnel de Rennes pour « homicide involontaire aggravé » lors de l’audience du 27 octobre 2026. L’homme de 30 ans risque jusqu’à sept ans de prison.

La juge d’instruction doit encore rendre son ordonnance de renvoi, mais un JLD a estimé, pour la quatrième fois, que la détention n’était pas nécessaire. Le parquet a fait appel, et la cour d’appel a suspendu la libération d’A. en attendant un réexamen de sa situation.

Des « éléments nouveaux » ont été révélés lors de la dernière comparution du trentenaire. Un rapport d’accidentologie a conclu qu’il ne s’agissait pas d’un « petit excès de vitesse » dû à un « moment d’inattention », mais qu’il roulait à une vitesse bien supérieure à 60 km/h. De plus, la géolocalisation de son téléphone a montré qu’il se trouvait au bar de la Gare à Fougères « après le déjeuner » le jour des faits, contrairement à ses déclarations.

L’avocate des proches de la victime a fait savoir que la famille « n’est pas dans la haine mais veut des réponses », craignant de recroiser le trentenaire en cas de remise en liberté. L’avocate de la défense a affirmé qu’aucun « risque de perdition des preuves » ne persistait et que son client avait commencé à indemniser les parties civiles à hauteur de « 200 € par mois ».

Finalement, l’homme a été maintenu en détention provisoire.

(Source : France 3 Régions)

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