Fosse commune découverte en Guinée : des associations de défense des droits humains « exigent » une enquête transparente
En Guinée, vingt organisations de la société civile ouest-africaine ont appelé à ce que l’enquête sur la découverte de six corps dans une fosse commune à Forecariah soit « indépendante, impartiale et transparente ». À ce jour, aucune information officielle n’a été communiquée par les autorités, mais la Commission de défense a pris la parole pour la première fois.
Les membres de la Commission de défense et de sécurité ont déclaré qu’« toute la lumière sera faite » sur les six cadavres retrouvés le 24 août, les mains attachées et les yeux bandés. Ils ont cependant précisé qu’« aucune conclusion définitive ne peut être tirée » à ce stade. La commission, réunie en session extraordinaire le 29 août sous la présidence du ministre délégué à la Défense, Ibrahima Kalil, est directement rattachée à la présidence de la République.
Les organisations de la société civile, dont Tournons la page Togo et Y en a marre au Sénégal, ont exprimé leur inquiétude. Selon Alioune Tine, défenseur des droits humains et porte-parole de la coalition, « nous sommes très sceptiques parce qu’aucune des enquêtes sur les graves violations des droits humains n’a abouti ».
Bien que le procureur ait été saisi, Tine a ajouté que « c’est comme si cela s’arrêtait là », évoquant un retour à une atmosphère de peur similaire à celle de l’époque de Sékou Touré. Les vingt associations ont également prévu de saisir des organisations régionales et internationales, telles que la Cédéao et la Cour africaine des droits de l’homme.
Une première fosse commune avait été découverte en octobre 2025 dans la même région, ce qui rend ce dossier particulièrement sensible. La Commission de défense et de sécurité a appelé à « éviter toute spéculation ou diffusion d’informations non vérifiées pouvant perturber le déroulement des investigations ».
Source : RFI.

