Publié le 10 septembre 2026 à 21h12 – Dernière mise à jour le 10 septembre 2026 à 21h14
Une mobilisation commune suffisamment rare pour être soulignée. MEDEF Sud, UPE 13, UIMM Alpes-Méditerranée et France Chimie Méditerranée, côté patronal ; Force Ouvrière et CFE-CGC, côté syndical, ont parlé d’une même voix à Marseille pour défendre le renforcement du réseau électrique régional et le projet de ligne à très haute tension entre Fos-sur-Mer et Jonquières-Saint-Vincent. Derrière la THT, ils placent un enjeu beaucoup plus large : l’avenir industriel de Fos-Berre, la décarbonation, des milliards d’euros d’investissements et des dizaines de milliers d’emplois. Mais alors que les oppositions au tracé aérien demeurent, ils demandent surtout à l’État de fixer désormais un calendrier et de ne pas laisser les échéances électorales retarder les décisions.

Ce rassemblement entre organisations patronales et syndicales est une initiative rare, survenue le 9 septembre à Marseille. Les participants, comprenant des représentants du MEDEF Sud, de l’UPE 13, de l’UIMM Alpes-Méditerranée, de France Chimie Méditerranée, ainsi que de Force Ouvrière et de la CFE-CGC, ont exprimé leur préoccupation commune concernant le renforcement du réseau électrique dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Les intervenants ont souligné qu’un renforcement significatif de l’alimentation électrique est crucial pour la réalisation de projets industriels autour de Fos-Berre et pour la transition énergétique des industries existantes. Jean-Christophe Amarantinis, président de l’UPE 13, a insisté sur la nécessité d’obtenir de l’État un engagement formel et un calendrier clair pour les investissements estimés entre 10 et 15 milliards d’euros, qui pourraient préserver environ 40 000 emplois existants et en créer plusieurs dizaines de milliers de nouveaux.
Les organisations ont également mis en avant le besoin urgent de décarbonation et l’importance d’un approvisionnement électrique fiable, avec des craintes que les échéances politiques ne retardent les décisions nécessaires. Les débats autour du tracé aérien de la ligne THT soulèvent des préoccupations supplémentaires concernant l’impact sur l’environnement, notamment en Camargue, mais les intervenants ont exprimé leur volonté de trouver des solutions acceptables.
Les six organisations ont convenu que le débat doit désormais se concentrer sur les modalités et le calendrier de la réalisation de la ligne, plutôt que sur la nécessité de renforcer l’alimentation électrique régionale.
Source : Destimed

