Entreprises de services à la personne : FO exige plus de reconnaissance pour les salariés
La Fédération Générale des Travailleurs de l’Agriculture et des Activités connexes (FGTA-FO) a appelé les employés des entreprises des services à la personne à se mobiliser le 9 juillet. L’organisation revendique une revalorisation immédiate des salaires, l’augmentation des indemnités kilométriques, ainsi que des effectifs et moyens suffisants pour garantir un accompagnement de qualité.
Stéphanie Prat-Eymeric, secrétaire fédérale à la FGTA-FO, a alerté que les salaires dans ce secteur n’ont pas été revalorisés depuis plus de deux ans, et que les quatre niveaux de la grille salariale sont désormais inférieurs au Smic. Cette branche regroupe vingt-six métiers, incluant les salariés des crèches privées, les auxiliaires de vie, et l’assistance aux personnes en situation de handicap, comptant entre 150 000 et 170 000 employés, dont 95 % sont des femmes.
Le rassemblement à Paris, devant le ministère de la Santé et des Familles, a été organisé à la veille d’une Commission Paritaire Permanente de Négociation et d’Interprétation (CPPNI). La FGTA-FO exige une grille conventionnelle digne de ce nom, ainsi que des conditions de travail dignes.
La situation est exacerbée par l’augmentation du Smic de 2,41 % au 1er juin, qui a contribué à l’écrasement de la grille salariale, effaçant la reconnaissance des qualifications et de l’expérience des métiers essentiels. De plus, les indemnités kilométriques ne couvrent plus les frais engagés par les salariés intervenant à domicile. Certaines entreprises ajoutent un temps personnel de 15 minutes pour éviter de rémunérer le temps de trajet, ce qui entraîne des rémunérations très inférieures au temps de travail effectif.
Dans les crèches privées, le manque de moyens et de personnel fragilise la qualité de l’accueil des jeunes enfants. Les négociations en cours pour établir une classification des postes n’ont pas encore abouti, et les propositions patronales sont jugées insuffisantes par FO.
Lors de la CPPNI du 9 juillet, les négociations salariales n’ont pas abouti. Les propositions des employeurs se limitaient à une mise en conformité avec la loi, avec un premier niveau au Smic à 12,31 euros de l’heure, et une revalorisation progressive à 12,75 euros pour le dernier niveau. FO revendiquait une fourchette entre 12,80 et 13,50 euros. Les discussions se poursuivent sous l’observation de la Direction générale du travail (DGT), qui a demandé aux organisations patronales de formuler de nouvelles propositions pour la prochaine séance, prévue le 18 septembre.
Source : FGTA-FO
