Florent Devauchel : Un hommage à l’urbex

Les réseaux sociaux ont donné de la visibilité à un art resté longtemps confidentiel : l’urbex. C’est la contraction des mots anglais Urban Exploration, ou l’exploration de lieux abandonnés pour les immortaliser en photos ou en vidéos. Florent Devauchel est l’un d’entre eux.

Dans ces excursions, certains recherchent la montée d’adrénaline ressentie au moment où ils pénètrent sans autorisation dans un lieu abandonné. Ce n’est pas le cas de Florent Devauchel, quarantenaire, fort de ses 15 ans d’expérience dans l’urbex, qui annonce la couleur sans ambages : « moi je ne fais pas dans le sensationnel, je suis là pour rendre hommage aux lieux, les immortaliser et raconter leur histoire ».

C’est donc tout naturellement qu’il nous demande de trouver un lieu autorisé pour le suivre dans une séance de photographie. Nous obtenons l’autorisation de la mairie de Rouen pour tourner dans la piscine désaffectée Océade sur l’Ile Lacroix. Construite dans les années 90, cette piscine offrait de nombreux bassins ludiques juste à côté de la piscine municipale. Mais le prix d’entrée a découragé les visiteurs et les lieux ont été laissés à l’abandon. Au fil des années, les locaux sont devenus un spot privilégié pour les artistes street art et les amateurs d’urbex.

C’est d’ailleurs ici que Florent a fait sa première série de photos : « j’avais reçu un bel appareil photo mais je ne voulais pas faire de la photo traditionnelle. J’ai cherché sur internet et l’urbex m’a séduit. Ensuite je me suis mis à la recherche de lieux abandonnés dans Rouen et je suis arrivé dans cette piscine ».

Un toit lumineux, des tuyaux, des courbes, Florent est séduit par l’endroit même s’il préfère les lieux où la nature a repris ses droits. Les réseaux sociaux ont fortement agrandi la communauté des photographes urbex, qui sont des milliers à travers le monde : « toute une nouvelle génération est arrivée dans ce milieu grâce au partage de vidéos sur Youtube ».

« Ma démarche est de respecter le lieu et de lui rendre un dernier hommage de façon esthétique. Faire des photos pour pouvoir montrer le patrimoine qui est abandonné », souligne-t-il.

Florent, suivi par plus de 5000 abonnés sur Instagram, a déjà autoédité trois livres et un quatrième est en préparation. Si vous êtes propriétaires de lieux abandonnés, n’hésitez pas à le contacter, il se fera un plaisir de leur rendre un dernier hommage.

Source : France 3 Régions

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