Sans lui, nous n’aurions pas eu la Sécurité civile à Libourne
Florent Boudié, ancien député de la 10e circonscription de Gironde, a annoncé son retrait du paysage politique, laissant derrière lui un héritage significatif dans le territoire. À presque 53 ans, ce diplômé en droit européen, formé à SciencesPo Bordeaux, se tourne vers un nouveau projet professionnel encore non révélé. Sa suppléante, Marie-Sophie Bernadeau, prend désormais le relais en tant que parlementaire.
Entre Assemblée et Libournais
Élu député pour la première fois en 2012 sous l’étiquette PS, Florent Boudié s’était engagé à limiter son mandat à deux périodes. Réélu en 2017 sous la bannière En Marche, il a exprimé des doutes sur la durée de son engagement, craignant le risque d’un mandat de trop. En 2022, il a de nouveau sollicité le vote pour contrer la montée du Rassemblement national dans sa circonscription. Les observateurs de la politique locale reconnaissent son dévouement à Libourne.
Bien qu’il se soit fait discret depuis sa nomination à la présidence de la commission des lois il y a deux ans, Boudié a su naviguer habilement entre ses responsabilités législatives et les attentes des électeurs. Confronté à des demandes variées allant des problèmes d’emploi aux questions judiciaires, il a maintenu un lien étroit avec sa circonscription.
Sécurité civile
Florent Boudié est souvent remercié pour son rôle clé dans l’établissement du 4e Régiment d’instruction et d’intervention de la Sécurité civile à Libourne. Philippe Buisson, maire de Libourne, souligne que sans son intervention, cet équipement n’aurait probablement pas été attribué à la ville, compte tenu des rivalités politiques. Il a également contribué à la création d’une nouvelle gendarmerie à Izon-Vayres, renforçant ainsi la sécurité locale.
Le temps long
Boudié a souvent mis en avant l’importance de la patience dans le processus politique. Il a consacré deux ans à mobiliser les ressources pour la rénovation de la ligne TER Bordeaux-Sainte-Foy, un projet ayant mobilisé 90 millions d’euros. Il a également œuvré pendant sept ans pour obtenir le rattachement du canton judiciaire de Saint-André-de-Cubzac au tribunal de Libourne, consolidant ainsi la position de la ville dans le système judiciaire français. Toutefois, il regrette de ne pas avoir pu influencer le projet du pont de Beauséjour, un point de friction entre la ville et la SNCF.
Florent Boudié quitte un paysage politique où son empreinte restera marquée par des décisions cruciales pour le développement du territoire.
Source : Sud Ouest

