Nuits bleues, années de plomb et démilitarisation… Depuis cinquante ans, le FLNC oscille entre violence radicale et tentatives de trêves

Nuits bleues, années de plomb et démilitarisation : le FLNC à la croisée des chemins

Le Front de libération nationale corse (FLNC) a récemment réaffirmé sa présence en rejetant le projet d’autonomie pour la Corse, tout en menaçant ceux qu’il considère comme des étrangers. Cette déclaration survient après une période de silence de deux ans, marquée par des tensions croissantes sur l’île.

La création du FLNC remonte à la nuit du 4 au 5 mai 1976, lorsque plusieurs explosions ont secoué la Corse, Nice et Marseille. Ces événements ont marqué le début d’une série d’attentats, connus sous le nom de « nuits bleues ». Le lendemain, des tracts revendiquant la naissance du FLNC ont été retrouvés, annonçant la fusion de divers mouvements nationalistes et indépendantistes. Environ 16 attentats ont été recensés sur l’île lors de cette première nuit.

Au fil des décennies, le FLNC a évolué, publiant des manifestes politiques tels que le « Petit livre vert » et le « Livre blanc », qui ont exposé sa stratégie pour obtenir l’autodétermination. Malgré une reconnaissance progressive du statut particulier de la Corse en 1982, le FLNC a rejeté ces avancées, les qualifiant de « pièges ».

La violence a culminé dans les années 1990, notamment avec l’assassinat du préfet Erignac en 1998. Depuis sa création, le mouvement a revendiqué environ 4 500 attentats. Depuis 2010, le FLNC oscille entre trêves et reprises de la lutte. En 2014, il avait annoncé un processus de démilitarisation, mais des attentats ont de nouveau eu lieu en 2022 et 2023, ciblant des résidences secondaires et des bâtiments administratifs.

Cette dynamique de violence et de revendications politiques continue de façonner l’identité du FLNC. Les menaces récentes contre les non-Corses rappellent les tensions historiques liées à la question de l’identité et de l’autonomie en Corse.

Source : Franceinfo

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