Les Républicains refusent de rejoindre le gouvernement de Sébastien Lecornu
Les Républicains n’entendent pas rentrer au gouvernement. Quant aux alliés historiques de la macronie, comme le MoDem de François Bayrou et Horizons d’Edouard Philippe, ils demandent des gages en échange de leur soutien.
Publié le 12 octobre 2025 à 14h33
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Que reste-t-il du socle commun ? Depuis la renomination de Sébastien Lecornu à Matignon par Emmanuel Macron le 10 octobre, des fiss sont apparues au sein de la coalition regroupant des partis centristes et de droite, qui a été mise en place après la dissolution de l’Assemblée nationale à l’été 2024. La question centrale est celle de la participation ou du soutien à la nouvelle équipe gouvernementale.
Sébastien Lecornu fait face à la nécessité de former rapidement son équipe et de présenter un projet de budget pour 2026 au Parlement. Les divisions au sein de l’ex-camp présidentiel se font de plus en plus visibles.
Les Républicains s’écharpent autour de leur position officielle
Sous la direction de leur chef de parti et ministre de l’Intérieur démissionnaire, Bruno Retailleau, Les Républicains ont décidé de ne pas participer au nouveau gouvernement. Le bureau politique du parti a opté pour un soutien limité à un « soutien texte par texte ». Cette décision a été prise lors d’une réunion marquée par des tensions, certains députés plaidant pour un soutien avec participation, comme cela avait été le cas depuis septembre 2024.
L’UDI promet une « collaboration loyale », mais « exigeante »
L’Union des démocrates et indépendants (UDI), qui a un groupe important au Sénat mais peu de députés, a également choisi de ne pas participer. Le parti a promis une « collaboration loyale, vigilante et exigeante », tout en avertissant qu’il ne voterait pas le budget « à n’importe quel prix ».
Renaissance soutient sans grand enthousiasme
Gabriel Attal, président du groupe et du parti macroniste Renaissance, a commenté la reconduction de Sébastien Lecornu par une formule laconique : « C’est la décision du président de la République. » Plusieurs ministres macronistes, dont Agnès Pannier-Runacher, ont déjà annoncé leur intention de quitter le gouvernement, compliquant davantage la tâche de Sébastien Lecornu.
Horizons menace d’un simple soutien à l’Assemblée, sans participation au gouvernement
Horizons, le parti d’Edouard Philippe, a exprimé son opposition à toute révision de la réforme des retraites de 2023. Lors d’une réunion récente, Horizons a indiqué qu’il réservait sa participation « dans l’attente de ce que va proposer le Premier ministre ».
Le MoDem réclame des « clarifications » en échange de son appui
Le MoDem, fidèle à Emmanuel Macron depuis 2017, a également demandé des éclaircissements concernant les intentions politiques du gouvernement. Marc Fesneau, président du groupe des députés MoDem, a souligné que le choix de Sébastien Lecornu nécessitait « un certain nombre de clarifications ». Il a insisté sur l’importance d’une lutte partagée contre la dette et les déficits, tout en appelant à un débat sur le système de retraites.
La situation actuelle met en lumière les défis auxquels le gouvernement de Sébastien Lecornu doit faire face, alors que les tensions entre les différents partis de la coalition pourraient influencer la stabilité politique à venir.
Source : Franceinfo
