Finances publiques : le gouvernement prévoit de nouvelles coupes budgétaires, « on est assis sur un baril de poudre », estime le ministre des comptes publics David Amiel

Finances publiques : le gouvernement prévoit de nouvelles coupes budgétaires

Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a annoncé que le gouvernement s’apprête à mettre en œuvre de nouvelles coupes budgétaires pour faire face à la détérioration de la situation économique française. Lors de son intervention dans l’émission « Questions politiques » sur France Inter, il a déclaré : « On a eu, depuis le début de l’année, une série de chocs sur l’économie française. Il y a d’abord eu l’impact de la guerre en Iran, on a désormais une période caniculaire. C’est la raison pour laquelle le 7 juillet nous réunirons un comité d’alerte des finances publiques. »

Dans un rapport publié récemment, la Cour des comptes a alerté que « tous les signaux » des finances publiques françaises étaient « au rouge ». Elle a souligné que le ratio de la dette publique de la France, s’élevant à 117,5 % du produit intérieur brut (PIB) à la fin mars, était le seul de la zone euro à avoir dépassé le pic de la crise sanitaire du Covid-19. La Cour a également exprimé des inquiétudes concernant l’« augmentation massive » de la charge de cette dette.

David Amiel a corroboré les préoccupations de la Cour des comptes, affirmant : « Évidemment, nous sommes dans une situation très préoccupante. On est assis sur un baril de poudre. On a eu un déficit qui est parmi les plus élevés d’Europe. »

Le comité d’alerte prévu pour le 7 juillet devrait être l’occasion d’annoncer de nouvelles réductions budgétaires, en plus des 6 milliards d’euros d’économies déjà présentées en avril. Gérard Larcher, président du Sénat, a estimé que 6 milliards d’euros supplémentaires seraient nécessaires pour respecter le budget 2026.

Pour soutenir les investissements futurs, notamment pour adapter les infrastructures publiques au changement climatique, David Amiel a insisté sur la nécessité de dégager des marges de manœuvre. Il a précisé que la charge de la dette constitue aujourd’hui « le premier poste avant tous les autres ministères, y compris l’Éducation nationale et la défense », tout en appelant à « réformer notre modèle social ». Il s’est également opposé à une loi de finances rectificative pour 2026, demandée par Éric Coquerel.

Source : Sud Ouest.

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *