Finances publiques : le long feuilleton hivernal des textes budgétaires de 2026
Le premier semestre 2026 a été marqué par de nombreux événements, dont la construction et l’adoption de la loi de finances pour 2026. Ce dossier a vu une forte implication de Force Ouvrière (FO) pour défendre les droits des travailleurs.
Conformément à la Constitution, le budget de l’État doit être adopté avant le 31 décembre de l’année en cours pour entrer en vigueur le 1er janvier de l’année suivante. Ce ne fut pas le cas pour la loi de finances 2026, dont l’examen par le Parlement, après sa présentation le 14 octobre par le gouvernement de Sébastien Lecornu, a constitué un véritable feuilleton pendant quatre mois. Dans un contexte de gouvernement sans majorité à l’Assemblée, le projet a finalement été adopté le 2 février, après l’utilisation de trois articles 49.3, malgré les engagements du gouvernement de ne pas recourir à cette procédure.
Pour comprendre ce long feuilleton budgétaire, il est nécessaire de revenir à l’été 2025, lorsque le Premier ministre François Bayrou a présenté un plan d’économies de 40 milliards d’euros. Ce plan, critiqué par FO pour son austérité, ne sollicitait que peu les entreprises et les ménages très aisés. Il proposait le gel des prestations sociales, des pensions, du barème de l’impôt sur le revenu, et des salaires indiciaires des agents publics, tout en réduisant les droits en matière de santé et en durcissant la fiscalité pour les retraités.
Les projets budgétaires du gouvernement Lecornu, initialement inspirés de ce plan, ont vu leurs mes atténuées au cours des débats parlementaires. Cependant, certaines mes, comme le gel des salaires dans le public et la réduction des moyens des opérateurs de l’État, ont été maintenues.
À l’approche de la préparation du budget 2027, les annonces laissent présager des inquiétudes quant à l’orientation des futures politiques budgétaires.
Source : L’inFO militante, Force Ouvrière


