Finances publiques : « On est assis sur un baril de poudre »
David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, a tiré la sonnette d’alarme concernant les finances publiques de la France après la publication d’un rapport alarmant de la Cour des comptes. Le ministre a déclaré : « La Cour des comptes a 100 fois raison (.). Nous sommes dans une situation très préoccupante. »
Un comité d’alerte des finances publiques est prévu pour le 7 juillet. Ce comité a pour objectif de dresser un premier bilan des six premiers mois de l’année 2026 en matière macroéconomique. Amiel a précisé : « On fera le chiffrage, on le présentera aux parlementaires, aux organisations syndicales, aux organisations patronales, aux collectivités, et oui, il faudra sans aucun doute de nouveaux efforts. » Il a également souligné que « la ligne du gouvernement n’est pas d’augmenter massivement les impôts. »
La charge de la dette publique française s’élève actuellement à 78 milliards d’euros. Amiel a comparé cette charge à un « Fonds vert » que l’État doit payer tous les trois jours, soulignant la nécessité de dégager des marges de manœuvre pour réaliser des investissements d’avenir. Il a insisté sur l’importance de faire évoluer le modèle social du pays, avertissant que le déséquilibre du système de retraite, tant privé que public, pèse lourdement sur les finances publiques.
En matière d’adaptation au changement climatique, le ministre a annoncé des investissements supplémentaires, notamment 100 millions d’euros pour les hôpitaux et les EHPAD afin de faire face aux canicules. Le plan du gouvernement inclut également des investissements dans la production d’électricité, une relance du parc nucléaire, et un soutien à l’électrification.
David Amiel a conclu en soulignant la nécessité de développer la climatisation dans les établissements accueillant des personnes vulnérables, tout en encourageant les Français à rénover leurs logements.
Source : Radio France.
