Fin de vie : Mgr Ulrich appelle à « renoncer à ce chemin » ; Yaël Braun Pivet salue « l’aboutissement » des débats

Fin de vie : Mgr Ulrich appelle à « renoncer à ce chemin » ; Yaël Braun-Pivet salue « l’aboutissement » des débats

L’Assemblée nationale a adopté, le 30 juin, une proposition de loi instaurant un droit à l’aide à mourir, une promesse significative du second mandat d’Emmanuel Macron. Cette décision a suscité de nombreuses réactions.

Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris, a exprimé dans un communiqué que « la raison comme la fraternité crient en faveur d’une promotion prioritaire et généreuse des soins palliatifs ». Il a également souligné qu’il est encore temps de « renoncer à prendre ce chemin qui n’est pas celui d’un avenir fraternel ».

De son côté, la société française des soins palliatifs a critiqué la loi, la qualifiant de « bâtie contre les soignants, contre leur expérience et contre leur expertise ». Elle a averti que confier au même soignant le pouvoir de soulager et celui de donner la mort pourrait briser l’alliance thérapeutique.

L’association Les Éligibles et leurs aidants a exprimé sa « consternation » face à un « hémicycle trop souvent clairsemé », tandis que la Fondation Lejeune a appelé à la conscience du Premier ministre, dénonçant son « mutisme » et parlant d’un « passage en force antidémocratique ».

« L’aboutissement de plusieurs années de travaux »

Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, a déclaré sur les réseaux sociaux que ce vote représente « l’aboutissement de plusieurs années de travaux et d’un débat en séance publique approfondi, mené avec sérieux, respect et dignité ». Lors de ce vote, 295 députés ont soutenu la loi, tandis que 232 se sont opposés. Ce texte avait déjà été approuvé en mai 2025 (305 voix pour, 199 contre) et en février 2026 (299 voix pour, 226 contre).

La réforme va maintenant être examinée par le Sénat, qui devrait la rejeter à nouveau lors de son examen prévu à partir du 7 juillet. La commission des Affaires sociales du Sénat envisage de déposer une motion de rejet préalable. Le gouvernement prévoit de donner le dernier mot à l’Assemblée nationale, où le vote final est fixé au 15 juillet, marquant ainsi la dernière étape d’un parcours législatif commencé en 2022.

Source : La Croix

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