Fin de vie : la mise en danger du texte par l’absentéisme du bloc central

Fin de vie : la mise en danger du texte par l’absentéisme du bloc central

Ce lundi 22 juin 2026, les députés ont débuté en séance publique la nouvelle lecture de la proposition de loi sur la fin de vie. Ce texte, dont le parcours a commencé en 2022 et a été abandonné en raison de la dissolution, a finalement réussi à se frayer un chemin dans l’ordre du jour, grâce à l’engagement de certains députés et au soutien de la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet.

Pour cette nouvelle lecture, près de 1800 amendements ont été déposés, principalement par la Droite Républicaine, l’UDR et le RN. Le groupe de Laurent Wauquiez a soumis 270 amendements, celui d’Éric Ciotti 229, et celui de Marine Le Pen 222. Ces amendements sont souvent des répétitions de ceux déjà examinés et rejetés lors des lectures précédentes.

Cependant, un changement notable a été observé dans le nombre de députés présents lors des votes. Ils étaient suffisamment nombreux pour voter contre la motion de rejet préalable, présentée par Patrick Hetzel, avec 231 voix. En revanche, lors du vote sur l’article premier, qui établit le principe du droit à l’aide à mourir, la présence des députés du bloc central était particulièrement faible. Sur 175 députés présents, 93 ont voté pour l’article premier, 80 contre, et deux se sont abstenus.

L’analyse du scrutin révèle que le bloc central, comprenant les groupes EPR, Horizons et MoDem, affichait un faible taux de présence : 20 députés pour le groupe EPR (21,97 %), 7 pour le MoDem (18,91 %), et 3 pour Horizons (8,57 %). En comparaison, le RN a compté 58 députés (47,54 %), LFI 25 (35,21 %), le PS 25 (36,76 %), et d’autres groupes ont également montré une meilleure présence.

C’est grâce aux voix de la gauche, incluant LFI, le PS et les écologistes, que l’article premier a été adopté. Si cet article avait été rejeté, l’ensemble du texte aurait été compromis, car le Sénat avait déjà rejeté ce même article dans le passé.

L’absentéisme du bloc central a été particulièrement problématique. Pendant que l’hémicycle était clairsemé, la commission des lois se réunissait pour examiner un autre projet de loi, ce qui a contribué à la faible présence des députés de ce bloc. Au moment du vote sur l’article premier, seuls 6 députés EPR étaient présents, aucun député MoDem ni Horizons.

Ce phénomène d’absentéisme du bloc central, qui s’est intensifié depuis avril, a également eu des conséquences sur d’autres textes, comme celui sur la rupture conventionnelle. Les débats reprendront mardi 23 juin 2026, après le vote sur le projet de loi constitutionnelle pour une Corse autonome, avec l’espoir d’une meilleure participation des députés du bloc central.

Source : Assemblée nationale

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