L’été d’avant présidentielle : 2011, la fin de partie de DSK et la mise sur orbite de François Hollande
À l’été 2011, le paysage politique français est bouleversé par l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn à New York, le 14 mai. Accusé d’agression sexuelle, de tentative de viol et de séquestration, DSK, alors favori des sondages pour la présidentielle de 2012, est disqualifié de la course. Cet événement ouvre la voie à une compétition intense au sein du Parti socialiste, où les ambitions longtemps contenues refont surface.
François Hollande, ancien Premier secrétaire du PS, s’impose rapidement comme un candidat sérieux. Après avoir annoncé sa candidature fin mars, il se retrouve en position favorable dès le début de l’été. Martine Aubry, ancienne numéro 2 du gouvernement Jospin, entre également dans la course, mais c’est Hollande qui capte l’attention. En août, il se consacre à sa campagne, parcourant le Sud-Ouest avec sa compagne, Valérie Trierweiler, et se livrant à une transformation physique marquée par un régime strict et des exercices quotidiens.
Les sondages, à partir de cette période, confirment la popularité croissante de Hollande. Selon une enquête Ipsos du 26 août 2011, il obtient 42 % des voix au premier tour de la primaire socialiste, devançant Aubry. Au second tour, il remporte la victoire avec 53 % des suffrages contre 47 % pour sa concurrente. La primaire citoyenne, prévue pour les 9 et 16 octobre 2011, s’ouvre à tous les électeurs partageant les valeurs de la gauche.
Hollande devient ainsi le candidat officiel du PS et du Parti radical de gauche (PRG). Le 6 mai 2012, il affronte Nicolas Sarkozy au second tour de l’élection présidentielle, remportant 51,64 % des voix exprimées.
Cet été-là, marqué par la chute de DSK et l’ascension de Hollande, illustre les dynamiques changeantes du paysage politique français.
Source : LCP



