Ils rêvaient de renverser « l’État semi-colonial et semi-féodal » : en Inde, la guérilla maoïste prend fin
Le 29 juillet, les forces de sécurité indiennes ont présenté cinq prisonniers, dont Misir Besra, un des derniers hauts dirigeants maoïstes, comme symbole de la fin de la guérilla maoïste qui se tenait depuis soixante ans dans les forêts indiennes. Ces hommes, couverts de cagoules blanches trouées, ont été exhibés aux médias, illustrant l’éradication d’un mouvement qui avait pour objectif de renverser ce qu’ils qualifiaient d’« État semi-colonial et semi-féodal ».
Depuis plusieurs décennies, la guérilla maoïste a mené des opérations dans les régions forestières, attirant l’attention internationale sur les enjeux socio-économiques en Inde. Les autorités indiennes affirment que cette capture marque une étape significative dans la lutte contre le terrorisme intérieur.
Bien que des chiffres récents sur la violence maoïste soient difficiles à obtenir, les forces de sécurité ont rapporté une diminution des incidents liés à cette guérilla ces dernières années, en partie grâce à des opérations militaires intensifiées.
Cette évolution pourrait avoir des conséquences sur la stabilité dans les régions touchées, où le mouvement avait gagné des adeptes en raison de l’inégalité socio-économique et de la marginalisation des populations locales.
Source : La Croix.

