Fibre Excellence : tout ce qu'on sait de l'industriel anonyme qui pourrait empêcher la fermeture de l'usine de Saint-Gaudens

Fibre Excellence : Un industriel anonyme pourrait sauver l’usine de Saint-Gaudens

Le tribunal de commerce de Toulouse a accordé, ce jeudi 30 juillet, un dernier délai d’un mois pour qu’une offre de reprise formelle du site Fibre Excellence de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) soit déposée. À défaut, l’usine et ses 270 salariés seront liquidés. Ce sursis a été obtenu grâce à un industriel dont le nom reste inconnu, mais qui pourrait être lié à l’entreprise Soprema.

Ce délai, accordé après la liquidation de l’usine sœur de Tarascon, permettrait à un potentiel repreneur de finaliser son offre avant le 24 août. Soprema, un groupe familial alsacien fondé en 1908 et dirigé par l’arrière-petit-fils de son fondateur, est le candidat pressenti. Le siège social de Soprema est situé à Strasbourg, ce qui contraste avec l’ancien actionnaire de Fibre Excellence, le groupe indonésien de Jackson Wijaya, qui avait abandonné le projet en raison de la non-rentabilité de l’entreprise.

Soprema est un acteur majeur de l’industrie, employant 18 700 personnes dans le monde, dont 5 700 en France, et ayant réalisé un chiffre d’affaires de 5,2 milliards d’euros en 2025. Le groupe exploite onze usines sur le territoire national, sa solidité financière étant nettement supérieure à celle de l’offre de Matthieu Pigasse, qui avait été critiquée pour son insuffisance.

Déjà implanté dans la région, Soprema possède une filiale dans le Tarn, à moins de 200 kilomètres de Saint-Gaudens. Cette proximité pourrait faciliter l’intégration du site dans l’organisation du groupe, favorisant ainsi le maintien de l’activité locale.

L’entreprise est également reconnue pour son engagement envers les matériaux biosourcés et le recyclage, ayant développé des isolants à partir de pâte à papier et de journaux recyclés. Soprema envisage de diversifier la production de Fibre Excellence vers la cellulose « fluff », utilisée comme isolant dans le secteur du bâtiment.

Cependant, plusieurs incertitudes demeurent. Bien que Soprema prévoie de conserver tous les emplois et d’en créer 50 supplémentaires pour une nouvelle section dédiée à la fabrication de panneaux isolants, l’offre définitive doit être soumise d’ici le 24 août. Elle sera examinée par le tribunal de commerce le 8 septembre.

Sébastien Oustric, délégué syndical de l’usine, a indiqué que Soprema collabore avec le papetier belge VPK Group et Engie pour renforcer son offre, soutenue par la région Occitanie et le département de Haute-Garonne, qui investiront chacun cinq millions d’euros. D’ici là, les 270 salariés de Saint-Gaudens restent dans l’attente d’une décision cruciale pour l’avenir du dernier grand site de production de pâte à papier en France.

Source : France 3 Régions

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