Fibre Excellence Tarascon : le préfet Jacques Witkowski exige des mes de sécurité
Depuis le 3 septembre, la préfecture des Bouches-du-Rhône a ordonné au liquidateur judiciaire de redémarrer la pomperie au Rhône ainsi que la station d’épuration du site de Tarascon. Cependant, l’entreprise désignée n’a pas respecté ces demandes, qui ont été formulées à travers quatre arrêtés préfectoraux distincts.
Lors d’une conférence de presse tenue le 11 septembre, le préfet Jacques Witkowski a réaffirmé ses exigences. « Ce qui est anormal, c’est que les personnes chargées de la liquidation ont refusé depuis trois semaines de se conformer à ce qui était demandé, » a-t-il déclaré. « Je suis obligé de taper du poing sur la table et d’aller en justice pour protéger les habitants autour du site et l’environnement. »
Un recours contre ces arrêtés préfectoraux avait été introduit par l’entreprise Realtec et ses co-liquidateurs, mais il a été rejeté par la justice. « La décision de justice s’applique par elle-même, » a ajouté Jacques Witkowski. Il a également souligné que, en plus des risques pénaux associés à la non-application de ces arrêtés, une astreinte de 50 000 euros par jour a été demandée pour le non-respect des mes de sécurité, afin de garantir une dépollution effective du site.
Cette situation souligne les tensions croissantes autour de la gestion de l’usine Fibre Excellence, alors que les inquiétudes des salariés et des riverains concernant la sécurité environnementale persistent.
Source : La Provence

