Quel avenir pour Fibre Excellence, la dernière entreprise de pâte à papier de France ?
L’entreprise Fibre Excellence a obtenu un sursis décisif, la décision du tribunal de commerce de Toulouse étant reportée au 27 juillet. Cette date sera cruciale pour l’avenir de la dernière filiale papetière de France, dont l’offre de reprise, évaluée à 100 millions d’euros par Matthieu Pigasse, reste en attente. Le repreneur demande également à l’État de réévaluer son engagement financier pour garantir la survie des deux usines et des emplois qui en dépendent.
Contexte factuel
Lors d’une audience au tribunal, Mathieu Levieille, directeur général de Combat Holding, a annoncé ce nouveau délai. Ce report représente une dernière chance de sauver les usines de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et de Tarascon (Bouches-du-Rhône), touchant environ 700 familles. L’offre de Matthieu Pigasse inclut un investissement de près de 100 millions d’euros, destiné à relancer l’activité de l’entreprise.
Données ou statistiques
Le projet de reprise prévoit un focus sur le marché européen, avec une diversification des produits, notamment vers la pâte à papier fluff, utilisée dans les produits hygiéniques. Actuellement, 75 % de cette pâte est importée d’Amérique du Nord, ce qui soulève des questions de souveraineté industrielle pour la France.
Conséquence directe
Les représentants syndicaux et le directeur général de Combat Holding insistent sur la nécessité d’un soutien financier accru de l’État, en raison des coûts d’approvisionnement en bois, du prix de l’électricité et des quotas carbone. Le ministre de l’Industrie, Sébastien Martin, a promis un prêt de 5 millions d’euros, mais cette somme est jugée insuffisante par les repreneurs et les collectivités.
Les employés et leurs familles restent dans l’attente de la décision du tribunal, espérant un dénouement favorable le 27 juillet.
Source : La Dépêche
