« Si le site ferme, c'est la mort du territoire », Fibre Excellence, entre espoir et inquiétude, les salariés s'accrochent à leur usine

Si le site ferme, c’est la mort du territoire : Fibre Excellence, entre espoir et inquiétude

Le tribunal de commerce devait se prononcer le 29 juillet sur l’avenir des salariés de l’usine Fibre Excellence à Saint-Gaudens, mais le verdict a été reporté au 30 juillet. Les employés, mobilisés depuis le 21 juillet, expriment leur espoir d’une reprise plutôt que d’une liquidation, tandis que les sous-traitants s’inquiètent pour leur emploi.

Depuis le 21 juillet, les salariés campent devant leur usine pour la protéger, créant ainsi une véritable communauté. L’attente du délibéré, initialement prévu pour le 29 juillet, a suscité des réactions mitigées. Un employé a commenté : « On attend depuis des mois, ce n’est pas un jour de plus qui va changer quelque chose. » En réponse à la chaleur estivale, une piscine a même été installée pour ceux qui restent sur place.

Les syndicats soulignent l’urgence de sauver l’usine, affirmant que sa fermeture serait synonyme de « mort du Comminges », affectant non seulement les salariés directs, mais également tous les emplois indirects. Didier, un ancien salarié, se remémore des luttes passées et critique le manque de soutien gouvernemental actuel, contrastant avec les interventions des années 1980.

Pour Dorian, un superviseur, l’idée de liquidation est inacceptable : « Je pense qu’on va reprendre. Oui, l’attente est longue, mais on va repartir. » Il évoque néanmoins un plan B, soulignant l’importance de rester dans la région pour le bien des familles.

Les sous-traitants, tels que Jean-François, Bastien et Patrice de l’entreprise Ortec Soléo, ressentent également les conséquences de l’arrêt de l’usine. Ils s’inquiètent pour leur avenir, déclarant : « Nous risquons le chômage. Si le site ferme définitivement, nous devrons arrêter notre activité. »

Ces incertitudes pèsent lourdement sur les employés, qui craignent que l’usine de Saint-Gaudens connaisse le même sort que celle de Tarascon.

Source : La Dépêche

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