Fiasco des F-35 : Berne exige des mesures strictes contre les défaillances du programme.

Fiasco des F-35: A Berne, on réclame des mes sévères

Fiasco des F-35 : Berne exige des mes sévères et des comptes à rendre

Le fiasco lié au prix fixe des avions de combat américains F-35 pourrait avoir des conséquences politiques. Au sein du Parlement, les députés réclament des éclaircissements et s’interrogent sur d’éventuelles poursuites pénales contre les responsables de l’époque.

Le feuilleton du fiasco des F-35 se poursuit. Il est désormais avéré que le prétendu prix fixe des avions de combat a disparu, entraînant une hausse significative des coûts. Bien que l’ancienne ministre de la Défense, Viola Amherd, et son entourage ne puissent être accusés d’avoir délibérément trompé le public suisse, leur gestion du dossier est critiquée pour son amateurisme.

Un rapport de la Commission de gestion du Conseil national (CdG), publié la semaine dernière, met en lumière une négligence alarmante au sein du Département de la défense (DDPS). Il semble que peu de personnes au sein du ministère aient pris la peine d’examiner en détail le contrat de 6 milliards de francs. Malgré cela, le mythe du prix fixe a été défendu avec vigueur face aux sceptiques, une attitude qualifiée d’« incompréhensible » par la commission.

Les responsables devront-ils rendre des comptes ?

Aujourd’hui, la situation est claire : le prix fixe n’a jamais été qu’un mirage. Peu avant la révélation de cette affaire, plusieurs responsables ont quitté le DDPS. Pour le Parlement, le sujet reste brûlant. Dès le début de la session d’automne, plusieurs interventions ont été déposées.

La conseillère nationale des Vert-e-s, Anna-Béatrice Schmaltz, a interrogé le Conseil fédéral sur les conséquences pénales potentielles des négligences constatées et sur la nécessité de porter plainte contre une ou plusieurs personnes. Son collègue de l’UDC, Rémy Wyssmann, a demandé si des actions juridiques avaient été envisagées pour suspendre les délais de prescription et préserver d’éventuelles actions en responsabilité, ciblant notamment Viola Amherd. Selon lui, les conclusions de la commission laissent présager un comportement illicite.

Le Parti socialiste (PS) envisage également la création d’une commission d’enquête parlementaire (CEP) pour approfondir les investigations sur cette débâcle.

Y a-t-il eu des magouilles lors de la procédure de sélection ?

Au-delà des coûts, des soupçons de manipulation entourent également le choix de l’avion. Le conseiller national socialiste Ueli Schmezer s’interroge sur la possibilité que les critères d’évaluation aient été ajustés pour favoriser le modèle américain. Il appelle le Conseil fédéral à se prononcer sur cette question et à publier les critères, désormais jugés non confidentiels par le Tribunal fédéral.

Fabian Molina, également conseiller national socialiste, remet en question l’exclusion du service juridique de l’Office fédéral de l’armement (Armasuisse) du dossier des avions de combat, au profit d’un cabinet d’avocats externe. Cette décision, justifiée par un prétendu manque de compétences, suscite des doutes, étant donné que le service juridique est spécialisé dans ce type d’opérations.

En dépit des implications financières qui se dessinent tant pour le F-35 que pour le système de défense aérienne Patriot, la Suisse continue de s’acquitter de ses paiements. À ce jour, la Confédération a versé 2,1 milliards de dollars à Washington pour les avions de combat, selon des rapports. Cette situation suscite l’irritation du conseiller national de l’UDC, Jean-Luc Addor, qui demande des précisions sur les prochains versements, alors que la Suisse attend toujours ces systèmes d’armement.

Source : Blick.

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