Une fête nationale avant l’heure
Le roi Philippe de Belgique se rendra prochainement en Amérique du Nord pour soutenir l’équipe nationale de football, alors que le pays se prépare à affronter l’Espagne ce vendredi. Les lieux publics commencent à se remplir dès deux heures du matin, témoignant d’un engouement populaire sans précédent. Les réseaux sociaux sont inondés de drapeaux et de messages humoristiques, détournant l’attention des préoccupations habituelles telles que les budgets ou les réformes politiques.
À l’international, cette dynamique a suscité un regain d’intérêt pour la Belgique, souvent perçue comme un assemblage de communautés. Le quotidien britannique The Guardian a rappelé la célèbre formule d’Yves Leterme, selon laquelle la Belgique ne partagerait qu’un roi, une équipe nationale et quelques bières. Ce climat festif souligne l’identité belge et son besoin d’expression collective.
Les Diables Rouges, surnom de l’équipe nationale, semblent réveiller une nation souvent préoccupée par des querelles linguistiques et politiques. Bien que l’exploit sportif contre l’Espagne serait considérable, une victoire symbolique a déjà été remportée : pendant quelques jours, la Belgique se permet d’exister sans s’excuser.
Source : La Libre.
