Aucun Grec ne peut se passer de ce fromage : la feta, un trésor national
Direction la Grèce, une destination qui devrait être choisie par près de deux millions de Français encore cet été. La feta y est un symbole national. Derrière ce fromage, une appellation protégée et des producteurs, mais aussi cette année une crise sanitaire qui fait déjà grimper les prix.
Quand vient l’heure du dîner à Athènes, les terrasses se remplissent. Sur les tables s’invite la feta, ingrédient phare de la cuisine grecque. Stavros Avgos, chef cuisinier au Manári Taverna, l’utilise quotidiennement. Pour lui, la feta est essentielle : « Aucun Grec ne peut se passer de ce fromage », affirme-t-il, en évoquant sa recette de tirópita, une tourte à base de pâte et de feta.
La feta est produite dans les montagnes de Kopanaki, au cœur du Péloponnèse. Nikos Memmos, producteur de feta, souligne l’importance de la qualité du lait, qui doit contenir au minimum 70 % de lait de brebis. Il s’approvisionne auprès de petits producteurs pour garantir une meilleure qualité. « Chaque herbe de la montagne donne une saveur particulière », ajoute-t-il.
La transformation du lait en fromage se fait à la main, avec une production annuelle limitée à 40 tonnes. La feta est vendue entre 11 et 17 euros le kilo, des prix similaires à ceux des supermarchés. La production est contrôlée, seuls les fromages fabriqués en Grèce peuvent porter le nom de feta.
Cependant, la production est affectée par une crise sanitaire. Un virus décime actuellement les élevages en Grèce, entraînant l’abattage d’un demi-million d’animaux. Cette situation a provoqué une augmentation du prix du lait de 10 à 12 %, impactant directement le coût de la feta.
Il est donc prévu que les consommateurs s’attendent à une hausse des prix de la feta cet été.
(Source : Franceinfo)
