Festival Gnaoua : Cheikh Ndoye, un bassiste diplomatique d’exception
Ce dimanche 19 juillet, Cheikh Ndoye, un bassiste sénégalais, s’est illustré lors de la 27e édition du festival Gnaoua à Essaouira, au Maroc. Artiste discret mais talentueux, il est connu pour avoir créé un instrument unique, le n’goni basse.
Cheikh Ndoye incarne une quête d’harmonie et de compositions équilibrées, héritées de son père, le diplomate sénégalais Mohamed Chams Eddine Ndoye. « Je me considère comme un « global citizen », un citoyen du monde, car je suis né en Arabie Saoudite. J’ai appris à jouer des instruments grâce à mon père qui m’achetait des jouets comme des pianos et des guitares. Je suis le seul musicien dans ma famille. Les autres sont tous diplomates, je suis l’artiste », a-t-il déclaré.
Ayant grandi dans divers pays tels que la Syrie, le Koweït, l’Égypte et les États-Unis, Cheikh Ndoye reste profondément ancré dans ses racines sénégalaises. Il explique : « On écoutait beaucoup de musique traditionnelle, comme Youssou N’Dour et Africando. Tout cela a influencé mon inspiration. »
Pour explorer davantage ses racines, il a conçu un nouvel instrument, le xalam basse, après sept ans de réflexion. « Je tournais avec Baba Maal et je me suis demandé : « Pourquoi ne pas faire un xalam basse ? » J’ai une forte connexion avec cet instrument », a-t-il précisé.
Sur scène, Cheikh Ndoye se distingue par sa présence et sa capacité à faire vibrer le public. Il se voit comme un « diplomate musical » et déclare : « Quand je suis sur la scène, c’est comme si je suis chez moi. La musique fait l’unité. Je ne suis pas dans la politique, mais je crois en la promotion de la paix dans le monde. »
Source : RFI
