Festival d’Aix-en-Provence - L’apothéose méditerranéenne

Publié le 22 juillet 2026 à 18h24 – Dernière mise à jour le 22 juillet 2026 à 22h09

Le Festival d’Aix-en-Provence a pris fin le 21 juillet avec la représentation finale de « La Flûte enchantée » de Mozart, qui a inauguré cette 78e édition. Cette année, le festival a attiré 64 000 spectateurs, avec un taux de remplissage des opéras atteignant 97%, soit une augmentation de 4% par rapport à l’année précédente. Comme chaque année, le concert de l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée a clôturé les festivités au Grand Théâtre de Provence.

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Eirini Alisa, piano, Akram Ben Romdhane, oud, Amena El Abd et Saber Radhouani, chant, Jules Regard, trombone, devant l’OJM dirigé par Sora Elisabeth Lee, au cours de l’interprétation de la composition collective. © Vincent Baume.

La programmation jazz et Méditerranée du festival a reçu le label Saison Méditerranée 2026 de l’Institut Français, s’inscrivant dans le cadre des 140 ans des relations franco-coréennes. À l’issue du festival, le Président de la Région, Renaud Muselier, ainsi que la maire d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains, ont assisté à la performance des jeunes artistes du bassin méditerranéen, qu’ils soutiennent chaque année. Pauline Chaigne, directrice adjointe de l’OJM, a été saluée pour son travail, contribuant à une programmation équilibrée.

Partage et virtuosité

Cinq jours avant le concert de l’OJM, les « maîtres » de l’Aga Khan Master Musicians ont présenté une prestation au conservatoire Darius Milhaud, en invitant des artistes tels que Vincent Peirani et Vincent Ségal. Ce concert a mis en lumière la fusion musicale entre divers instruments, créant un langage musical commun entre artistes de Chine, Turquie, Syrie, Ouzbékistan et France.

« Mondialisation heureuse »

La centaine d’instrumentistes de l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée incarne également cette fraternité. L’orchestre recrute des jeunes musiciens, souvent en exil, favorisant ainsi les échanges culturels malgré les conflits dans la région. La directrice musicale Sora Elisabeth Lee, ainsi que des mentors du London Symphony Orchestra, apportent leur expertise à cette formation.

L’enchantement de la composition collective

Pour cette session, des œuvres telles que les « Danses de Galanta » de Kodaly et les « Variations pour piano et orchestre, op.25 » de Dohnanyi ont été interprétées, entourant une composition collective attendue. Cette dernière, réalisée par un quintet de compositeurs, a été consacrée à l’espoir d’un monde meilleur.

Les « Variations pour piano et orchestre, op.25 » ont été interprétées par Aris Alexander Blettenberg, avec la direction de Sora Elisabeth Lee, tandis que les « Tableaux d’une exposition » de Moussorgski ont démontré la cohésion d’un orchestre de haut niveau, préparé en quelques jours.

Michel Egéa

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