« Plus d’anxiété que de tranquillité » : plus de 20 % des pharmacies ont fermé dans les Hautes-Pyrénées en dix ans
Les Hautes-Pyrénées ont enregistré une perte de plus de 20 % de leurs pharmacies au cours de la dernière décennie. Ce chiffre alarmant place le département au deuxième rang national en termes de fermetures d’officines, juste derrière l’Allier. Les pharmaciens, en particulier ceux situés dans les zones rurales, expriment de vives inquiétudes quant à l’avenir du service de santé sur le territoire.
Une tendance préoccupante
Depuis 2015, le nombre de pharmacies dans les Hautes-Pyrénées a chuté de 103 à 82, représentant une diminution de 20,4 % en dix ans. Ce déclin est nettement plus marqué qu’entre 2005 et 2015, où seulement six pharmacies avaient fermé leurs portes. Tarbes et Lourdes figurent parmi les villes les plus touchées, avec respectivement sept et deux pharmacies disparues.
Réalités du secteur
Bien que le ratio d’officines dans les Hautes-Pyrénées soit supérieur à la moyenne nationale (33 pharmacies pour 100 000 habitants contre 29), cette statistique masque une réalité plus complexe. Dans les zones rurales, le modèle économique est fragile. Selon Guillaume Laffont, président du syndicat des pharmaciens des Hautes-Pyrénées, les petites structures sont souvent peu rentables, ce qui rend difficile leur reprise par de nouveaux pharmaciens.
Conséquences sur la santé publique
La fermeture de ces officines pourrait avoir des répercussions significatives sur l’accès aux soins pour les habitants, en particulier dans les zones moins desservies. La situation incite à une réflexion urgente sur la viabilité du modèle de distribution pharmaceutique dans ces régions.
Conclusion
Face à ce constat, des initiatives sont envisagées, telles que la création d’antennes de pharmacies pour maintenir un service minimal dans les zones touchées. Les acteurs du secteur appellent à une revalorisation des conditions économiques des pharmacies pour attirer de nouveaux professionnels et asr la pérennité de l’accès aux soins.
Source : La Dépêche
