Fermeture possible de l’Afpa d’Auray : des salariés expriment leur inquiétude et leur choc.

« On n’a aucune information » : des salariés sous le choc après l’annonce de la possible fermeture de l’Afpa d’Auray

Des salariés sous le choc après l’annonce de la possible fermeture de l’Afpa d’Auray

Au lendemain de l’annonce, mercredi 16 septembre, de la possible fermeture de l’Afpa d’Auray, les salariés présents sur le site de Brec’h affichent un profond choc et préfèrent ne pas s’exprimer publiquement. « On n’a aucune information à ce stade. Nous attendons le retour de nos responsables et des représentants du personnel, qui sont réunis à Rennes en Comité social et économique (CSE) », confie un employé. Dans l’intervalle, l’inquiétude grandit face à cette annonce, tandis que l’espoir de voir les deux sites d’Auray sauvés persiste.

Ce n’est pas la première fois que l’Afpa d’Auray se retrouve dans une situation précaire. En juin 2025, une note confidentielle de Bercy, visant à réaliser des économies, préconisait la suppression d’une subvention d’équilibre exceptionnelle, reconduite depuis cinq ans, et la cession d’actifs au sein de son patrimoine immobilier. Cette annonce avait suscité une vive réaction des syndicats, qui avaient alors appelé à la grève et organisé des actions locales, dont une opération « centres morts » en Bretagne, pour défendre leur mission sociale et sensibiliser l’opinion publique.

L’Afpa, présente à Auray depuis 1949, opère sur deux sites. Le premier, situé à Kervalh à Brec’h, propose des formations dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration, du tourisme, du bâtiment et des travaux publics. Le second site, un pôle nautisme au chantier naval du port de Saint-Goustan, forme des professionnels dans les domaines de la maintenance marine, de la construction en bois et composite, ainsi que des scaphandriers pour les travaux publics. En tout, ces deux sites emploient une trentaine de salariés et forment environ 800 stagiaires chaque année.

L’Afpa, qui a changé de statut en 2017 pour devenir un Établissement public industriel et commercial (Epic), a été créée après la Seconde Guerre mondiale pour former la main-d’œuvre nécessaire à la reconstruction du pays. Elle avait déjà connu une réduction de ses activités en 2018, suite à l’ouverture totale à la concurrence du marché de la formation pour adultes.

Source : Le Télégramme

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