Fermeture d'une maternité privée : l'ARS juge

Fermeture d’une maternité privée : l’ARS juge « inacceptable » le transfert de l’activité vers un hôpital public

La maternité privée de la polyclinique Sainte Thérèse de Sète a définitivement fermé le 27 juin 2026. À partir du 1er juillet, l’activité obstétricale sera exclusivement assurée par les Hôpitaux du Bassin de Thau. Cette décision est qualifiée de « lourde » par l’Agence Régionale de Santé (ARS) Occitanie, qui souligne les difficultés financières rencontrées par ces hôpitaux publics.

Le personnel soignant de la maternité de la clinique Sainte Thérèse a été contraint de cesser ses activités. L’ARS Occitanie a affirmé ne pas avoir validé ce transfert d’activité, tandis que la direction de la polyclinique soutient que cette décision permettra de préserver les emplois. Les deux entités sont en désaccord, chacune faisant valoir ses arguments par communiqués de presse.

Dès le 1er juillet 2026, les femmes enceintes du secteur de Sète et du bassin de Thau n’auront plus qu’un site pour leur accouchement : le centre hospitalier de Sète. La direction de la polyclinique a déclaré que le transfert était nécessaire pour sauvegarder les emplois, affirmant que les obstétriciens et sages-femmes continueraient à travailler dans la région.

Cependant, l’ARS a précisé que l’arrêt de l’activité obstétricale est une décision souveraine de la clinique, qui ne résulte pas d’un accord avec l’ARS ou les Hôpitaux du Bassin de Thau. L’agence a dénoncé un « bras de fer », affirmant que la clinique cherche à éviter la responsabilité d’un plan social, ce qui pourrait peser lourdement sur les finances des hôpitaux publics déjà en difficulté.

L’ARS a déclaré que cette situation serait « proprement inacceptable », car elle pourrait forcer les Hôpitaux du Bassin de Thau à intégrer tout le personnel de la clinique et à supporter les coûts liés à une éventuelle rupture de contrats.

La direction de la clinique, de son côté, a rejeté les accusations de mauvaises intentions, affirmant qu’elle a toujours eu pour but de garantir la continuité des accouchements et de préserver les emplois des professionnels de santé dans la région. Elle a également souligné que la fermeture de la maternité est symptomatique d’une problématique nationale, liée à un modèle économique devenu insoutenable pour les établissements réalisant moins de 1 000 accouchements par an.

Source : France 3 Régions.

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