Fermeture du service de médecine générale à Condom : « La situation était intenable à long terme »
Depuis lundi, le service de médecine générale de l’hôpital de Condom, sous-préfecture du Gers, est fermé en raison de l’absence de médecin. Les patients sont redirigés vers d’autres établissements, mais la recherche d’un remplaçant s’avère difficile face à une demande croissante de soins.
Lundi, un médecin intérimaire devait prendre son poste, mais l’administration de l’hôpital a été informée dès le week-end qu’il était en arrêt maladie. Le remplacement n’ayant pas été possible, le service a dû être fermé pour asr la continuité des soins.
Frédéric Lopez, directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) du Gers, a été alerté rapidement et a commencé à chercher une solution, en l’absence du directeur de l’hôpital, actuellement en vacances. Selon lui, ce service de 20 lits fait face à des difficultés récurrentes, ayant déjà connu une interruption cet été pour des raisons similaires.
« C’est intenable à long terme, c’est pourquoi le service ferme en fin de semaine », a-t-il déclaré, précisant que d’autres pistes sont explorées, notamment vers la médecine de ville et le CHU de Toulouse, sans pouvoir cependant donner de date de réouverture.
Bien que le coût des médecins intérimaires soit élevé, cela ne constitue pas un obstacle financier. « Ne pas avoir d’activité dans ce service à Condom est plus coûteux que de payer un intérimaire », a ajouté Frédéric Lopez.
Les usagers de l’hôpital expriment leur frustration face à la dégradation des services de santé. Albert, un patient rencontré à l’entrée, s’interroge : « Comment peut-on en arriver là ? Les élus doivent agir pour que nous ne restions pas sans médecin en zone rurale. »
Une infirmière, travaillant en collaboration avec la médecine générale, a également souligné que ce problème persiste depuis plusieurs années. « Ça fait deux ans que je constate des difficultés à garder des médecins », a-t-elle affirmé.
Le personnel de l’hôpital, quant à lui, est mécontent du manque de communication et s’inquiète de la gestion du service. Un salarié a fait remarquer que d’autres établissements, comme à Nérac, réussissent à recruter des médecins, ce qui soulève des questions sur la gestion à Condom.
Diane Balin-Gauthier, présidente de la Commission médicale d’établissement (CME), a souligné que le service nécessite deux praticiens, ce qui complique le recrutement en l’absence de médecins. De plus, le service traite des patients post-urgences, ce qui rend la situation encore plus délicate.
En somme, la fermeture du service de médecine générale à Condom illustre une crise persistante dans le système de santé local, exacerbée par des difficultés de recrutement et une demande de soins en constante augmentation.
Source : La Dépêche du Midi



