C’est toute une vie qui s’effondre : fermeture de l’imprimerie Techni Print à Montauban
Après trois décennies d’activité, l’imprimerie familiale Techni Print, dirigée par Jean-Jacques et Marie-Line Therme, a fermé ses portes le 10 juillet 2026, suite à une liquidation judiciaire. Dix-huit salariés ont perdu leur emploi, marquant ainsi la fin d’une aventure professionnelle à laquelle le couple a consacré toute sa vie.
Les ateliers de Techni Print, situés dans la zone d’Albasud à Montauban (Tarn-et-Garonne), sont désormais silencieux. La façade jaune et bleue, autrefois animée, est désormais un symbole du vide laissé par la cessation d’activité. Jean-Jacques Therme, 63 ans, continue de recevoir des appels d’anciens clients, qu’il redirige vers d’autres entreprises, témoignant ainsi de son engagement envers ses clients.
Fondée en 1996, Techni Print a connu une croissance significative, atteignant jusqu’à 48 salariés. L’entreprise était notamment connue pour l’impression du magazine « Ma Ville », diffusé à 50 000 exemplaires, et a servi de nombreuses collectivités locales. Jean-Jacques souligne : « C’est toute une vie qui s’effondre. J’ai 45 ans d’imprimerie. Je n’ai fait que ça. »
L’entreprise a rencontré des difficultés financières majeures au cours des dernières années. En 2019, elle avait déposé le bilan avec un passif d’un million et demi d’euros. Bien qu’un plan de redressement ait permis de poursuivre l’activité, la crise du Covid-19 a aggravé la situation, entraînant une perte de près de 50 % du chiffre d’affaires. Malgré un chiffre d’affaires de 2,6 millions d’euros au 31 mars 2026, l’imprimerie n’a pas réussi à résorber ses dettes.
La mise en liquidation judiciaire a été prononcée en mai 2026, laissant deux mois pour trouver des repreneurs. Trois candidats se sont manifestés, mais aucune offre n’a été retenue. Pour les dirigeants et les salariés, la fermeture est un coup dur, surtout pour ceux qui ont été employés en famille. « On embauchait des familles entières », confie Marie-Line.
Aujourd’hui, les machines, dont certaines valent plusieurs millions d’euros, resteront inactives et seront mises aux enchères. Jean-Jacques exprime son désespoir face à cette situation : « C’est très très dur. »
Source : La Dépêche.

