Fermeture Administrative de Deux Restaurants à Cassis pour Infractions Multiples
Deux mois après une opération policière d’envergure, la préfecture de police a ordonné la fermeture administrative de deux restaurants bien connus du port de Cassis, le Dolce Vita et le Don Camillo. Cette décision fait suite à des infractions graves, notamment le blanchiment d’argent, le travail dissimulé, et la traite d’êtres humains.
Contexte
Les clients réguliers du port de Cassis, situé dans les Bouches-du-Rhône, ont constaté l’absence des tables de ces établissements touristiques. La fermeture, effective depuis fin août, est prévue pour une durée de six mois. Les autorités ont justifié cette me par un large éventail d’infractions, incluant l’emploi d’étrangers sans titre et des abus de biens sociaux.
Enquête et Découvertes
L’enquête, lancée en 2025 par le parquet de Marseille et la brigade de recherches d’Aubagne, a duré un an et a révélé un réseau structuré de travail illégal. En juin dernier, 120 gendarmes et policiers ont interpellé 12 personnes et perquisitionné 20 lieux dans les Bouches-du-Rhône et départements voisins. Les autorités ont estimé que la dissimulation de recettes illégales pourrait atteindre 700 000 € par an pour chaque établissement. Lors des perquisitions, 53 000 € en espèces et des biens immobiliers d’une valeur totale de 4,2 millions d’euros ont été saisis.
Conséquences
Cinq personnes mises en cause ont été placées sous contrôle judiciaire, avec des interdictions de contact et de gestion d’établissement. La société propriétaire des restaurants, VL Le Bestouan, a été fondée en avril 2012. La fermeture administrative est rendue possible par la récente loi sur le narcotrafic, permettant aux préfectures d’agir contre des commerces soupçonnés de blanchiment d’argent.
Source : La Provence

