La victime bénéficiait d’un téléphone grave danger : les détails du féminicide à Bollène
Une femme a été retrouvée morte jeudi à son domicile de Bollène (Vaucluse). Son ex-conjoint, déjà poursuivi pour violences, a été mis en examen pour meurtre et placé en détention provisoire, a annoncé le parquet d’Avignon.
La victime retrouvée morte à son domicile
Le 6 août 2026, les gendarmes sont alertés par une connaissance de la victime qui ne s’était pas présentée à un rendez-vous dans une entreprise d’onglerie. En procédant à une vérification au domicile, les gendarmes découvrent le corps inanimé de la mère de famille. Selon un communiqué du parquet d’Avignon, le corps présentait « de nombreuses bless au niveau du crâne », certaines indiquant l’utilisation d’un objet tranchant. Une autopsie a été ordonnée pour déterminer les circonstances et la cause du décès.
Son ex-compagnon interpellé puis mis en examen
Les soupçons se portent rapidement sur l’ancien compagnon de la victime, retrouvé le soir même à son domicile avec les deux enfants du couple, qui n’auraient pas assisté au meurtre. Cet homme de 54 ans, ancien légionnaire et ex-colistier du candidat Rassemblement national aux dernières élections municipales, a été interpellé par le GIGN. Il a été mis en examen pour « meurtre par conjoint » et « détention d’armes de catégorie B et C ». Le parquet de Carpentras a transféré l’affaire au parquet d’Avignon en raison de la gravité des faits.
Des antécédents de violences et des mes de protection
Le suspect et la victime étaient séparés depuis plusieurs mois et des violences étaient déjà signalées. En juin dernier, il avait été placé en garde à vue pour des violences sur son ex-compagne, et était convoqué devant le tribunal correctionnel de Carpentras. La victime bénéficiait de plusieurs mes de protection, dont un téléphone grave danger remis en juin dernier et une ordonnance de protection délivrée par le juge aux affaires familiales. Aucun fait de violence n’avait été signalé depuis ces mes.
Les enfants placés à l’aide sociale à l’enfance
Les deux enfants, d’origine tchèque, se trouvaient chez leur père lors de son interpellation. Ils ont d’abord reçu une prise en charge médico-psychologique, puis ont été placés auprès de l’Aide sociale à l’enfance.
Selon la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof), 107 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, une augmentation de 11 % par rapport à 2023.
Source : France 3 Régions



